En classe, vous donnez la consigne et deux secondes après : « Maîtresse, on doit faire quoi ? ». À la maison, le cahier est ouvert depuis dix minutes et ça cri : « Maman, qu’est-ce que je dois faire? ». Êtes-vous une AESH ou une AVS et vous réexpliquez-vous individuellement pour la quatrième fois la consigne que vous venez d’expliquer aux trois autres élèves? Connaissez-vous l’une de ces scènes ? Peut-être que vous la vivez plusieurs fois par jour. Pourquoi les consignes sont-elles si difficiles à suivre ? Comment rendre les consignes faciles à suivre ? Explorons ensemble le sujet !

Le vrai défi : traiter la consigne avant d’agir

La bonne nouvelle, c’est que la difficulté à suivre les consignes ne réside, la plupart du temps, ni dans un manque d’intelligence, ni dans un manque de volonté. C’est surtout une question de charge mentale.

C’est un véritable parcours cognitif. Pour y arriver, le cerveau de l’enfant doit :

  • Comprendre ce qui est dit (langage).
  • Retenir l’information le temps de l’utiliser (mémoire de travail).
  • S’organiser mentalement (planification).
  • Passer à l’action sans se disperser (inhibition, flexibilité).

Tout ça repose sur les fonctions exécutives, ces capacités du cerveau encore en plein développement chez les enfants de primaire.

Quand la consigne est trop longue, abstraite ou seulement donnée à l’oral, la mémoire de travail sature. Résultat : l’enfant entend mais ne peut pas traiter l’information jusqu’au bout. Il sait faire… mais ne sait plus quoi faire.

>>A lire aussi: 13 jeux pour renforcer les fonctions exécutives

Toutes les consignes ne demandent pas le même effort

Comprendre comment fonctionne le cerveau face aux consignes, c’est déjà un pas vers des solutions adaptées. En classe comme à la maison, on peut classer les consignes en trois grandes familles :

1. Les repères spatiaux

« Gauche, droite, en haut, en bas, devant, derrière… » Ces mots aident l’enfant à se situer dans l’espace, sur la feuille, dans le cahier. Essentiels et pas toujours évidents pour tous.

2. Les consignes simples et concrètes

« Entoure, barre, colorie, relie, coche, souligne, découpe, colle… » Ce sont les consignes du quotidien en primaire. Une action, un verbe, un geste. Accessibles dès la maternelle, elles sont particulièrement précieuses pour les enfants avec un Trouble du NeuroDéveloppement (TND) : elles limitent la charge cognitive et permettent de décomposer les tâches complexes en étapes claires.

3. Les consignes complexes et procédurales

« Écris, lis, calcule, explique, compare, résous… » Celles-ci vont plus loin : elles demandent une stratégie. L’enfant doit savoir comment s’y prendre, dans quel ordre, avec quelles étapes. C’est là que le cerveau est le plus sollicité, et c’est là que les supports visuels deviennent indispensables.

Ce que disent les neurosciences

Les recherches sont claires : les supports visuels stables ont un impact direct sur l’apprentissage. Ils permettent de :

  • Soulager la mémoire de travail : moins d’effort pour retenir, plus d’énergie pour agir.
  • Réduire la charge mentale : l’enfant se concentre sur la tâche, pas sur le souvenir de la tâche.
  • Améliorer l’attention : un point d’ancrage visuel aide à rester focalisé.
  • Favoriser l’autonomie : l’enfant peut vérifier par lui-même, sans solliciter l’adulte.

Quand la consigne devient visible, le cerveau peut traiter l’information sans s’épuiser.

Et si la solution était sous nos yeux ?

Imaginez : sur le bureau, à portée de regard, des pictogrammes clairs illustrent les consignes les plus fréquentes. Entoure, relie, souligne, écris, compte, calcule…

L’enfant jette un œil. Il sait instantanément ce qu’on attend de lui.

Plus besoin de lever la main. Fini le « Maman, c’était quoi déjà ? » Résultat : plus de temps pour tous !

Pour l’enseignant : vous répétez moins, vous accompagnez mieux.

Si vous êtes AESH et AVS : vous intervenez là où votre aide compte vraiment, pas sur des répétitions.

Dans le cas des parents : les devoirs deviennent plus fluides, moins tendus.

Pour l’enfant : plus de clarté, plus de confiance, plus de réussite.

Rendre la consigne visible, tout simplement

Rendre la consigne visible, tout simplement

Dans la réalité du quotidien, en classe, en accompagnement, à la maison, ce sont souvent de petits ajustements qui changent tout.

Un pictogramme posé sur le bureau. Un repère visuel à portée de regard. L’enfant jette un œil, et il sait ce qu’on attend de lui. Sans avoir à redemander. Sans perdre le fil.

Quand la consigne reste visible, la mémoire travaille moins. La fatigue mentale diminue. L’enfant peut enfin se concentrer sur ce qu’il fait, plutôt que sur le fait de se souvenir de ce qu’il doit faire.

Rendre la consigne visible rend les attentes plus lisibles et plus accessibles à tous. L’enfant gagne en autonomie, et c’est bénéfique pour tous.

Simple comme un TAKK ! Un pupitre et des pictogrammes

Avez-vous envie d’arrêter de répéter mil fois les consignes ? Souhaitez-vous que votre élève ou votre enfant soit autonome en classe ou avec les devoirs ? Une simple réglette et quelques jetons peuvent faire la différence. Pourquoi ne pas tenter ?

Pupitre : idéal pour démarrer, à poser sur une table ou à suspendre. Simple, efficace, pour structurer les consignes directement sous les yeux. Le pointeur aidera à rythmer et à suivre la tâche.

Jetons consignes scolaires: 30 pictogrammes clairs et essentiels pour aider les enfants et adolescents à mieux comprendre les consignes données à l’école, au collège ou au lycée, et mieux faire les devoirs à la maison

Responsable de projets stratégiques et innovation chez Hop'Toys

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Entrez les chiffres suivants pour valider *