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Publié le 05 novembre 2007 / par Perrine / Temps de lecture estimé 3 min.

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L’intégration sensorielle chez les enfants dyspraxiques

Ils n’aiment pas peindre avec les doigts, ni toucher de la pâte à modeler. Ils n’aiment pas qu’on les touche, ils ne supportent pas certains habits, certains soins quotidiens.

D’autres ne supportent pas certaines textures de nourriture, certaines odeurs. Ils sont très sensibles aux bruits, à l’agitation, ne supportent pas l’exubérance de stimuli visuels.Alors que d’autres auront besoin de tout toucher, s’approchant trop près des autres personnes, les serrant trop fort, ne sentant pas la douleur, ni le froid ou le chaud.

Les enfants dyspraxiques peuvent se faire remarquer dans leur entourage familial, scolaire par des comportements particuliers et déroutants.
Vous remarquerez qu’ils peuvent éviter certains stimuli sensoriels ou au contraire les rechercher.

En fait, ils peuvent être gênés par un dysfonctionnement plus ou moins important de leur système d’intégration sensorielle.

Qu’est-ce que l’intégration sensorielle ?

L’intégration sensorielle est la capacité chez l’enfant de sentir, de comprendre et d’organiser les informations sensorielles provenant de son corps et de son environnement. Ces informations sont transmises par les systèmes sensoriels tels que la vision, le toucher, l’odorat, le goût, l’audition ainsi que les systèmes vestibulaires et proprioceptifs. Une bonne intégration et organisation des informations sensorielles sont nécessaires pour qu’un enfant se développe harmonieusement.
Notre environnement et notre corps produisent une quantité de messages que nos organes sensoriels transforment en sensations. Les sens ne fonctionnent pas isolément, chacun travaille avec les autres pour former une image complète de qui nous sommes physiquement, où nous nous trouvons et ce qui se passe autour de nous. Les nerfs conduisent ces sensations au cerveau qui les interprète et les coordonne. Ce travail d’organisation complexe nous permet de planifier nos actions pour être efficaces et adaptés à notre environnement.
L’action produit à son tour de nouvelles sensations, (le feed-back), qui nous permettent de connaître les résultats de notre action et d’ajuster notre comportement. Une action réussie, c’est à dire adaptée, procure un sentiment de maîtrise de la situation et de confiance en soi. Pour la plupart d’entre nous cette intégration se passe de manière automatique et inconsciente. Pour certains, cependant, ce processus est peu efficace; il exige davantage d’efforts et d’attention sans garantie de précision.

Le cerveau reçoit trop d’information : hyper sensitivité

Les informations sont ressenties de manière trop intense. L’enfant peut se sentir irrité, voire agressé. Il est distrait et n’arrive pas à filtrer les informations pertinentes. Il peut alors se replier sur lui-même pour se protéger.
Ex : bruit dans la salle de classe
L’enfant peut même interpréter un stimulus de manière inadéquate : un contact anodin dans le rang peut être perçu comme agressif.

Le cerveau reçoit peu d’information hypo sensitivité

Il a alors besoin de plus de stimulations. L’enfant ne sait pas bien où est son corps dans l’espace et par rapport à ce qui l’entoure. Parce qu’il a un mauvais contrôle moteur, il agit d’une manière peu coordonnée et désorganisée.
Ex : Il voudra tout toucher : gens et objets. Il se cognera dans les murs parce qu’il les perçoit mal. Il aura du mal à interpréter les informations non verbales : lire les expressions du visage, et du corps…

Sources : http://www.dyspraxie.info/index.htm

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A propos de l'auteur

Perrine est chef de projet multimédia chez Hop'Toys. Elle réalise aussi les différentes infographies, illustrations et activités créatives que vous pouvez télécharger gratuitement sur ce blog.



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