C’est à l’origine un gadget utilisé pour des expériences artistiques ou techniques. Mais l’imprimante 3D est en passe de révolutionner notre vie quotidienne et elle concerne particulièrement les personnes touchées par le handicap. Elle est devenue, depuis quelques temps, une technologie suscitant une curiosité et une émulation comparables à celle provoquée par l’ordinateur à la fin des années 90. Il y a de bonnes raisons pour cela : son procédé, à la fois simple et révolutionnaire, semble presque sans limite. Cette semaine, nous décryptons son utilisation dans la fabrication de prothèses.

Des prothèses à moins de 200 €

L’imprimante 3D permet de fabriquer des prothèses pour les personnes ayant une malformation des membres inférieurs/supérieurs ou ayant subi une amputation. Pour des enfants nés sans doigts, ayant des doigts mal formés ou amputés, elle permet de retrouver une certaine dextérité. Les chiffres annoncés en termes de coût oscillent entre 50 et 200 euros. Cependant ces procédés ne disposent d’aucun agrément médical.

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Qui contacter ?

E-NABLE est une communauté en ligne qui propose de mettre en contact des personnes en besoin de membres artificiels et des imprimeurs 3D bénévoles. C’est cette communauté qui est à l’origine des prothèses Iron Man pour enfants qui ont récemment fait le tour des médias et des réseaux sociaux.
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enable partout dans le monde

L’histoire de E-NABLE

  • 2013

Un ingénieur américain et un charpentier sud-africain élabore ensemble des plans pour l’impression en 3D d’une prothèse dotée de doigts mécaniques, destinée à un enfant à qui il manquait une main. Les plans de cette prothèse appelée « RoboHand » sont publiés sur le site de partage de fichiers Thingiverse. Tout le monde peut les utiliser !

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  • Peu après

Inspiré par cette action, Jon Schull lance le groupe e-NABLE, rassemblant des bénévoles détenteurs d’imprimantes 3D, pour fabriquer des prothèses et les donner aux enfants.

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  • 2014

E-NABLE devient un mouvement mondial avec plus de 3,200 membres bénévoles et 700 prothèses créées. e-NABLE met aujourd’hui à disposition des plans pour 10 modèles différents.

Découvrir le témoignage de Thierry, volontaire pour E-NABLE

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Découvrir l’expérience de Maxence, 6 ans, né dans main droite
Maxence a maintenant une prothèse de main imprimée en 3D. Cette prothèse, simplement attachée sur le bras de Maxence au moyen d’une fermeture Velcro, n’a rien coûté à ses parents qui ont été aidés par l’association américaine e-Nable.
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Découvrir les modèles en open source sur thingiverse

Contacter E-nable

 

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Une imprimante 3D, comment ça marche ?
La fabrication des objets sur l’imprimante 3D se fait à partir d’une modélisation 3D créée sur ordinateur. Les matériaux sont assemblés, couche après couche, à la manière d’un mille-feuille. Plusieurs types de matériaux peuvent être utilisés : le plastique, l’ABS, la résine, les polyamides…Alors qu’une usine traditionnelle enlève de la matière à une pièce de plastique ou de métal pour obtenir la forme souhaitée, l’imprimante 3D ajoute ou solidifie des couches. D’où l’appellation « Fabrication Additive » en opposition à « Fabrication soustractive ».

Sébastien est webmaster au sein de la société Hop'Toys. Il est chargé du développement, du référencement et de l'intégrité des sites et des blogs de la société.

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