La dépression, ce n’est ni un caprice, ni une volonté de se faire remarquer ; la dépression est une maladie chronique qui touche plus de 3 millions de personnes en France. Et les enfants comme les adolescents peuvent, à l’instar des adultes, en être porteurs. 

Reconnaître la dépression chez l’enfant et l’adolescent

Fut un temps, diagnostiquer de jeunes personnes traversant une dépression fut particulièrement périlleux. En effet, la dépression a longtemps été très mal identifiés chez les enfants et les adolescents.

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Les symptômes les plus fréquents de la dépression sont, chez les enfants comme les adultes, une profonde tristesse, un désintérêt accru, une inhibition intellectuelle mais aussi des troubles du sommeil et/ou des troubles alimentaires. Le porteur peut rencontrer des difficultés à s’endormir, refuser de se coucher ou avoir le sommeil perturbé par des cauchemars et/ou des réveils répétés. En ce qui concerne les troubles alimentaires, ces derniers se retranscrivent à travers un manque d’appétit, une anorexie ou des crises de boulimie.

Chez l’enfant, certains symptômes sont néanmoins plus spécifiques. En effet, la dépression peut surtout provoquer des moments d’absence, un retrait social ou un comportement irritable et agité chez l’enfant. D’un extrême à l’autre, il peut se replier sur lui-même ou perdre patience et s’énerver très rapidement. La présence de douleurs répétitives peut aussi être signe de dépressions. Les maux psychiques de l’enfant, souvent, se retranscrivent physiquement.

Chez l’adolescent, c’est une agressivité inhabituelle qui s’exprime le plus souvent à l’apparition de la dépression. L’indifférence, le désintérêt pour l’école, la violence verbale, l’abus d’alcool, de drogue ou de médicaments et tout comportement « nuisible » peut être un signe.

Généralement, des changements de comportements notables apparaissent très vite et sont les signaux plus alertants.

Comprendre les mots de l’enfant/adolescent dépressif

Certaines expressions verbales peuvent démontrer un profond mal-être chez l’enfant ou l’adolescent. Il est nécessaire de considérer les mots de votre enfant avec attention. Ces phrases peuvent être alarmantes selon leur contexte et leur fréquence – il faut bien évidemment éviter de faire une mauvaise interprétation d’une expression verbale et prendre le temps d’examiner l’état de l’enfant.

  • « Je m’en fous » / « J’en ai rien à faire » / « J’ai envie de rien » → Perte d’intérêt et du plaisir
  • « Je suis nul » / « Je suis bon à rien » → Perte de l’estime de soi, dévalorisation
  • « Je n’y arrive pas » → Sentiment d’impuissance
  • « C’est ma faute » / « Je suis méchant » / « J’ai honte » → Sentiment de culpabilité et de honte
  • « Personne ne m’aime » / « Si je n’étais pas là ce serait mieux » / « Les autres serez mieux sans moi » → Perte d’amour, sentiment de désespoir, idées de disparition, de mort, de suicide
  • « Je ne m’en rappelle pas, je ne sais pas / Je ne comprends rien » → Trouble de l’attention, de la mémorisation

N’hésitez surtout pas à vous renseigner auprès des professeurs et de l’entourage extérieur pour connaître le comportement de votre enfant hors de la maison. Savoir comment l’enfant agit en dehors de la maison est toujours très important.

Que faire en tant que parent.s d’un enfant traversant une dépression ?

En tant que parent d’un enfant en dépression, il est souvent difficile de savoir comment aider et comment intervenir. De ce fait, il est très important d’observer votre enfant et de rester à son écoute. Portez-lui une oreille attentive et, si besoin, ouvrez le dialogue. Faites savoir à votre enfant qu’il peut vous parler et que la communication sera toujours possible à vos côtés. Attention cependant à ne pas forcer votre enfant à parler s’il n’en exprime pas le souhait. Il ne faut pas que le dialogue soit une obligation : montrez-vous présent, mais n’obligez pas votre enfant à vous parler.

Par ailleurs, il est important de prendre conscience que l’enfant peut vouloir parler à quelqu’un d’autre que vous. Même si vous êtes ses parents, l’enfant peut désirer se confier à un grand-parent, une tante, un frère, un ami, un professeur… Et il ne faut pas le prendre mal ! Respectez ses choix et ses besoins.

Quoi qu’il en soit, restez prudent dans votre manière d’agir avec l’enfant. Tâchez de ne pas vous effondrer en larmes devant lui à l’annonce de ses difficultés, tâchez de ne pas lui transmettre vos peurs et vos doutes. Votre rôle est avant tout de le rassurer, de le soutenir, et d’être à son écoute. Si vous vous montrez malheureux, l’enfant peut penser qu’il en est le responsable. Ses sentiments de culpabilité pouvant être décuplés, il pourrait s’en vouloir énormément et ne plus oser vous faire part de ses problèmes.

Également, vous devez bien avoir conscience qu’il est préférable que l’enfant dialogue avec un professionnel si la situation est nécessaire.

Les enfants et adolescents porteurs de dépression sont particulièrement fragiles. C’est pour cela qu’il faut prendre le temps de les écouter, de les épauler, et de leur apporter douceur et soutien. 

Passionnée d'art et d'écriture, Audrey est assistante digital content manager et créatrice de contenus visuels et rédactionnels sur le blog.

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