Tenir un crayon, utiliser des couverts, attraper une brosse à dents ou manipuler de petites objets mobilisent les capacités de la main et des doigts à réaliser ces gestes du quotidien. Cela peut nécessiter des adaptations si on manque de tonus musculaire au niveau des mains. Alors, qu’est-ce qua la préhension, quelles difficultés peut-on rencontrer et quelles solutions peuvent faciliter la quotidien à la maison, à l’école ou au travail ?

À quoi sert la préhension au quotidien ?

La préhension désigne la capacité à saisir et à maintenir un objet avec la main. Elle permet également d’ajuster sa prise pour manipuler, déplacer ou relâcher un objet au bon moment.

Attraper une cuillère, tenir un crayon, ouvrir un pot, enfiler des perles sont autant de choses que nous faisons en sollicitant nos mains sans forcément y penser.

Chez les enfants, les capacités de préhension se développent progressivement. Au fil des expériences et des activités, ils apprennent à saisir des objets de différentes tailles, à ajuster la force exercée et à coordonner les mouvements de leurs doigts. Ces acquisitions participent à l’exploration de leur environnement, leurs apprentissages et au développement de leur autonomie.

A tout âge, la préhension jour un rôle important dans la réalisation des activités. Cependant, la taille d’un objet, son poids, sa texture peuvent rendre la manipulation des objets plus ou moins accessible.

Quels sont les différents types de préhension ?

Il existe plusieurs façons de saisir un objet. La prise utilisée dépendant notamment de sa forme, de sa taille, de son poids et de l’action à réaliser.

Voici quelques exemples de préhensions courantes :

  • La prise en pince : le pouce se rapproche de l’index pour saisir un petit objet, comme une perle, un pièce ou un petit élément de jeu.
  • La prise trigitale : le pouce, l’index et le majeur participent la tenue d’un objet. C’est le cas par exemple pour utiliser un crayon ou un stylo.
  • La prise palmaire : l’objet est maintenu contre la paume de la main avec plusieurs doigts. On l’utilise pour saisir une balle.
  • La prise de force : les doigts et la paume enveloppement un objet pour le maintenir fermement, par exemple une poignée ou un outil.
  • La prise latérale : l’objet est maintenu entre le pouce et le côté de l’index, comme lorsqu’on tient une clé pour la tourner.
Les différents types de préhension
Crédit photo : http://www.oandplibrary.org/

>> Découvrez notre infographie sur les aides à la préhension

Quand la préhension devient-elle difficile ?

Lorsqu’on saisit un objet, on fait appel à plusieurs capacités : la coordination des doigts, la mobilité de la main, la force exercée, la sensibilité et l’ajustement du mouvement. Parfois, ces gestes ordinaires peuvent demander beaucoup d’efforts ou prendre davantage de temps.

Chez un enfant, cela peut se traduire par des difficultés à tenir son crayon, à utiliser ses couverts, à fermer un bouton ou à manipuler de petites pièces de jeu. Il peut aussi se fatiguer rapidement pendant une activité manuelle ou éviter certaines tâches devenues trop contraignantes.

Chez l’adulte, cela peut être lors de l’ouverture d’un emballage, de la manipulation d’ustensiles, de l’utilisation d’un clavier ou de la réalisation de gestes professionnels.

Ces difficultés peuvent concerner, entre autres, des personnes présentant un trouble développemental de la coordination (TDC), certaines personnes ayant un trouble DYS ou des personnes vivant avec la maladie de Parkinson.

Il n’existe donc pas une seule façon de répondre à ces besoins. Il est alors important ce qui rend l’activité difficile et de rechercher des adaptations.

Quelles aides pour faciliter la préhension au quotidien ?

L’objectif d’une aider à la préhension est de rendre un objet plus facile à saisir ou à maintenir, de limiter les glissements ou de réduire les efforts nécessaires à sa manipulation.

A la maison, à l’école, dans un établissement médico-social ou au travail, différentes solutions peut être envisagée selon les besoins de la personne.

Epaissir les manches des objets

On peut augmenter le diamètre d’un objet pour faciliter la prise en main et éviter d’avoir à serrer les doigts trop fort.

Les tubes d’adaptation permettent d’ajouter une épaisseur à certains manches, comme ceux des ouverts, des stylos ou des brosses à dents.

Dans quelles situations ?

  • Lors des repas, pour faciliter la tenue de certains couverts.
  • Pendant les activités graphiques, pour adapter la prise d’un crayon ou d’un stylo.
  • Lors des soins personnels comme le brossage des dents.

Stabiliser les objets pour éviter qu’ils glissent

Il arrive que certains objets bougent pendant qu’on les utilise. Par exemple lorsqu’on mange, l’assiette glisse sur la table.

Les supports antidérapants contribuent alors à stabiliser certains objets et à limiter les mouvements indésirables. Ils peuvent ainsi faciliter les manipulations en réduisant le besoin de maintenir l’objet avec l’autre main.

Le rouleau antidérapant Dycem peut être découpé pour s’adapter à différents usages. On peut l’utiliser pour stabiliser une assiette, un récipient ou du matériel posé.

Faciliter le maintien d’un objet

Parfois, on peut éprouver des difficultés à saisir un objet ou à le garder en main pendant une activité. Une aide au maintien peut alors constituer une piste à explorer.

L’outil Easyhold répond à ce besoin. Il a été inventé par 3 sœurs, Wendy, Kerry et Merrily, qui comprenaient l’importance de cultiver et de préserver son autonomie. Cette sangle en silicone souple donne aux enfants et aux adultes la possibilité de tenir des tonnes d’objets avec facilité : tasse, figurine, stylo, couverts… Ainsi, cette sangle vient faciliter le quotidien des personnes ayant des difficultés de préhension.

Cet outil existe en différentes tailles. Le choix doit tenir compte de la main de la personne et de l’objet utilisé. Le silicone est de qualité alimentaire et sans latex.

Découvrez les solutions Easyhold :

Faciliter les gestes, c’est aussi favoriser l’autonomie

L’autonomie ne signifie pas forcément réaliser chaque geste sans aucune aide. Elle consiste aussi à pouvoir participer à une activité, faire des choix et accomplir ce qui compte pour soi avec les adaptations nécessaires.

Pour un enfant, cela peut être de réussir à utiliser ses couverts, de participer à une activité créative ou de prendre part aux routines du quotidien. Pour un adulte, cela peut signifier continuer à utiliser un objet familier, préserver certaines habitudes ou réaliser une tâche professionnelle dans de meilleures conditions.

L’essentiel est de partir des besoins de la personne, de ses préférences et de ses objectifs.

Article mis à jour le 13 octobre 2026.

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