Lorsque l’on entend parler de troubles neurovisuels, nous pensons bien évidemment au fonctionnement des yeux, de la rétine, de la cornée ou encore du cristallin… Pourtant, les troubles neurovisuels ne dépendent pas de la fonctionnalité des yeux mais du cerveau-même et de son traitement des informations. Comment peut-on diagnostiquer ces troubles ? À quoi pouvons-nous les reconnaître ?

Troubles neurovisuels : comment les diagnostic ?

Dans le domaine de l’ophtalmologie, rares sont les évaluations de troubles neurovisuels – puisque ces troubles ne dépendent pas de la fonctionnalité des yeux. Ainsi, la vue peut être jugée très bonne, mais les porteurs peuvent continuer à y voir flou.

Si l’enfant se plaint de sa vue malgré de bons résultats ophtalmologiques, c’est vers un professionnel d’optométrie comportementale qu’il faut se tourner. En effet, l’optométrie comportementale adopte une approche différente et peut traiter, en plus des problèmes de vision, des problèmes du comportement. Par ailleurs, ces optométristes sont en mesure de vous diriger vers une thérapie visuelle ou le port de lunettes spécifiques.

Les différents troubles neurovisuels

Les troubles du mouvement progressif et/ou du mouvement synchrone

À la lecture, les yeux produisent naturellement un mouvement de gauche à droite nommé « saccade » – et c’est l’un des mouvements musculaires les plus difficiles pour le corps humain ! Il peut arriver que les yeux rencontrent un problème de mouvement progressif ou synchrone ; les yeux sautent alors d’avant en arrière ou bougent deux à trois fois plus que nécessaire.

Ces troubles peuvent se révéler sous différents symptômes :

  • Lorsqu’il lit, le porteur est rapidement fatigué ;
  • Pour tenter de suivre la ligne qu’il est en train de lire, il utilise son doigt ;
  • Il perd sa place dans le texte qu’il est en train de lire ;
  • Il saute des mots ou des lignes lors de la lecture ;
  • Les maux de tête sont fréquents lorsqu’il lit ;
  • Il incline la tête en lisant, se frotte les yeux, les plisse beaucoup… ;
  • Il évite le contact visuel ;
  • Il est maladroit, fait tomber et se heurte contre des objets ;
  • Il a une certaine difficulté à attraper ou frapper une balle.

Les troubles de convergence

« Convergence » est le nom donné à la façon dont les yeux se focalisent devant ou au-delà d’un objet.

Ces troubles peuvent se révéler sous différentes formes :

  • La lecture est particulièrement fatigante ;
  • Les lettres peuvent apparaître floues ;
  • Il confond les lettres qui se ressemblent, par exemple le v et le w ;
  • Il a du mal à écrire les lettres à la taille appropriée ;
  • Il bouge la tête nerveusement ou plisse les yeux ;
  • Les activités nécessitant une coordination oeil-main – tel que le vélo ou le lancer de balle – lui sont très difficiles ;
  • Il hésite ou trébuche dans les escaliers ;
  • Après une activité nécessitant une concentration modérée, le porteur est épuisé. Il peut être pris de vertiges et/ou de maux de tête ;

Le strabisme

Le strabisme résulte de déséquilibres dans les muscles contrôlant le mouvement des yeux. Il peut se développer des troubles neurovisuels très importants et pouvant affecter la perception en profondeur.

Ces troubles peuvent se révéler sous différentes formes :

  • L’oeil tourne dans une direction différente
  • Le porteur peut se plaindre d’une vision « double »
  • Il tourne la tête pour essayer de se concentrer ou de lire
  • Les lettres ne lui sont pas claires

La double vision

La double vision est un indicateur de nombreux troubles possibles. Elle peut indiquer des troubles de convergence et/ou des troubles de strabisme tout comme des troubles physiologiques.

Ces troubles peuvent se révéler sous différentes formes :

  • Il peut souffrir de dysgraphie ou de dyslexie, en inversant les lettres et les chiffres. En effet, il peut inverser les lettres et les chiffres ou se retrouver incapable d’écrire des mots qu’il comprend pourtant parfaitement à l’oral.
  • Fatigue très vite dès qu’il travaille sa concentration visuelle

Les troubles neurovisuels et leur incidence sur l’apprentissage

Nous constatons ainsi que les troubles neurovisuels peuvent véritablement affecter l’apprentissage de l’enfant. En effet, en plus d’affecter sa vision, ils déstabilisent son comportement : il a du mal à coordonner ses gestes, il peut se montrer particulièrement maladroit, il est plus à l’aise à l’oral qu’à l’écrit, il a souvent une mauvaise posture sur sa chaise et se montre parfois particulièrement lent lorsqu’il doit effectuer des activités scolaires.

La lecture, l’orthographe, la copie, l’écriture, les calculs et la géométrie sont des capacités altérées par les troubles neurovisuels. En effet, l’enfant connaît des difficultés de compréhension et de mémorisation visuelle, et a une écriture irrégulière et peu soignée, etc.

Vivre avec des troubles neurovisuels

L’optométriste comportemental peut prescrire une série d’exercices visuels pour améliorer et traiter le trouble neurovisuel concerné.

Pour aider votre enfant au quotidien, vous pouvez également lui offrir un guide de lecture pour aider son oeil à se focaliser sur une ligne ou un mot. Les livres audio sont également une bonne solution pour permettre à votre enfant d’apprécier la lecture et, ce, sans forcer sur ses yeux.

Des jeux et jouets adaptés

Perception tactile : Choisissez une carte et retrouvez la forme représentée dans le sac. Permet de travailler la discrimination tactile et l’association des sens vue-toucher.

Domino tacto-visuel : Ces 28 dominos offrent des motifs géométriques variés avec de forts contrastes. Effleurez-les pour sentir les surfaces des motifs en relief. Un excellent jeu pour les personnes malvoyantes, non voyantes mais aussi pour tous les utilisateurs quelle que soit leur capacité visuelle !

Animo colorix : Un jeu d’observation joliment illustré ! Chaque carton de jeu propose une scène avec des animaux de couleurs, plus ou moins visibles. Un tableau à double entrée permet une grille d’analyse visuelle de chacune des scènes : quelle est la couleur de l’ours ? Est-ce que tu peux voir le chat ? À la fin, on retourne le carton pour voir si l’on a rien oublié !

Crazy cups : Sur chacune des cartes, une illustration montre des objets colorés mis en scène selon différentes positions spatiales. Il faut reproduire cette combinaison de couleurs et de positions en manipulant les gobelets. Vous avez trouvé, vous sonnez.

Et vous, porteurs de troubles neurovisuels – ou non, quels jouets Hop’Toys conseillerez-vous ? N’hésitez pas à nous partager votre propre expérience en commentaire !

Passionnée d'art et d'écriture, Audrey est assistante digital content manager et créatrice de contenus visuels et rédactionnels sur le blog.

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