Le pouvoir extraordinaire des sens

Saviez-vous qu’un an après l’expérience, les sensations olfactives sont retenues à 90%, celles du toucher à 35%, les auditives à 6% quand aux visuelles, elles ne se fixent qu’à 4% ! Les publicistes le savent, les meilleures évocations sont celles qui sentent ! Ainsi, odeurs et palpations sont les expériences retenues le plus spontanément. Et si vous exploriez ces facilités dans le cadre de la rééducation orthophonique ?

Le pouvoir des sens

Le langage des couleurs

Les pouvoirs des sens

 

Voir Encastrement mosaîque
Le jaune et le orange remontent le moral et apportent gaîté et créativité.

A force de les avoir sous les yeux, on finit par ne plus les voir. En somme, on ne les prend pas au sérieux. Erreur ! Les couleurs sont tout, sauf anodines. Elles véhiculent des sens cachés, des codes, des tabous, auxquels nous obéissons sans le savoir et qui pèsent sur notre vie quotidienne, nos comportements, notre langage et même notre imaginaire. Les couleurs ont un effet sur notre humeur. Alors, avant de repeindre votre salle d’attente, lisez juste ces quelques lignes…
 
Le rouge : c’est la couleur de l’énergie, de la passion, de la force, de la motivation et du dynamisme. Il nous stimule et nous incite à agir. Il fait monter la tension, accélère les pulsations cardiaques, élève la température du corps et met l’attention en alerte. C’est la couleur de l’attention, de la fixation visuelle et de l’apprentissage.
 
L’orange et le jaune : ce sont des couleurs qui élèvent l’esprit, stimulent l’énergie et apportent de la gaieté. L’orange est associé à la joie, à la créativité, à l’exaltation et au mouvement. Le jaune est associé à la volonté. Ce sont des couleurs chaudes et optimistes qui nous remontent le moral.
 
Le vert : il est associé à l’équilibre et à l’harmonie. C’est une couleur neutre – ni chaude, ni froide. Vert signifie honnêteté, stabilité et digne de confiance. Le vert réconforte et allège le stress.
 
Le bleu : c’est la couleur du calme. Rafraîchissant, apaisant, réconfortant, le bleu aide à adopter un rythme plus détendu et à se décontracter. Il ralentit le rythme cardiaque et fait baisser la tension. En agissant sur nos muscles et notre esprit, il nous permet de respirer plus profondément. C’est la couleur de la communication, de l’imagination et de la force intérieure. Il apporte le calme, la paix et la sérénité.
 
Le violet : il est associé à la méditation, il porte à la contemplation et à l’introspection. Il est lié à l’intuition, à la clairvoyance et à l’ouverture d’esprit. Il favorise la perspicacité et la perception. La vibration à la fois forte et raffinée du violet en fait une couleur douce, apaisante et élève l’esprit.
 
Le rose : c’est la plus féminine des couleurs. Elle incite à la douceur et la tendresse et exprime l’amour et le bonheur. Ses nuances chaudes et caressantes sont pleines de bienveillance et d’affection.
 
Le marron : La vibration de cette couleur nous aide à redescendre sur terre et nous y sentir bien enracinés. Il nous permet de nous sentir plus forts et plus équilibrés.
 
Apprendre à écrire avec ses sens

 

Le saviez-vous ?

Selon le Dr. Régine Zekri-Huster, le rouge, couleur de fixation de notre attention visuelle, devrait être utilisé pour l’acquisition, le vert et le violet pour la correction. Ainsi, les professeurs d’école feraient mieux de souligner les fautes en vert ou en violet et d’écrire en rouge des critiques constructives.

Source : Ces gestes simples qui guérissent par Dr. Régine Zekri-Hustel, Editions Albin Michel

 

Le  parfum des souvenirs

Le parfum des souvenirs

Les sens sont le reflet de notre vie. Ils nous renseignent sur notre environnement et nous informent des dangers. Un d’entre eux, l’odorat, occupe une place de choix. Il représente le sens le plus primitif et le plus intime de l’homme. Un voyage au cœur des odeurs nous convie tout droit à la régie centrale : le cerveau.

« Mais quand d’un passé ancien rien ne subsiste […] , seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps… »

Marcel Proust, Du côté de chez Swann

Le syndrome de Proust

L’émotion reliée aux souvenirs par l’évocation d’odeurs s’explique par la structure même du cerveau. Les connexions neuronales uniques qui existent entre les aires olfactives du système nerveux central et le complexe formé de l’amygdale et de l’hippocampe du système limbique sont responsables de l’émotion.
Ces connexions directes, distingueraient les mémoires par évocation d’odeurs des autres mémoires sensorielles telles que la vision. Ces contacts intenses entre odeurs et émotions ne rendent cependant pas la remémoration plus claire et précise. Elle est simplement plus tenace.
Les neurones sensoriels qui permettent d’identifier les molécules odorantes se régénèrent au bout de 60 jours. Ce phénomène très rare dans le cerveau assure une fiabilité des sources d’information olfactive. De plus, il n’entraîne pas de perte de données lors du remplacement des neurones car ceux-ci se placeront aux mêmes endroits et joueront le même rôle que leurs prédécesseurs.

Alzheimer et mémoire olfactive

Cependant, la mémoire olfactive, aussi spectaculaire soit-elle, reste très sensible et elle risque de dégénérer en vieillissant. Des études récentes ont démontré un lien entre les déficits de mémoire olfactive et le développement de la maladie d’Alzheimer. Des tests olfactifs pourraient s’avérer utiles pour détecter la maladie, même à un stade précoce. Les études sur la mémoire olfactive ont ouvert de nombreuses portes sur ce grand mystère qu’est le cerveau.

Mario Beauregard, neuroradiologue et neuropsychologue an Centre de Recherche de l’Institut de Gériatrie de Montréal nous explique : « L’étude des sens nous permettra un jour de développer des cellules synthétiques qui réactiveront la mémoire olfactive ».

L’oligothérapie

Une expérience menée dans l’unité de rééducation neurologique de l’hôpital Raymond Poincaré remet sur le devant de la scène « le syndrome de Proust ».
Romain, 23 ans, victime d’un traumatisme crânien à la suite d’un accident de voiture est sorti du coma depuis seulement quelques semaines et il peine toujours, malgré l’aide de l’orthophoniste, à trouver les mots. Mais en humant un petit carton sentant l’herbe fraîchement coupée, il se remémore les vacances qu’il passait dans les Pyrénées lorsqu’il était enfant et les phrases se mettent à couler…

Encore peu exploitée en France, l’oligothérapie consiste à faire humer différentes odeurs au patient, qui vont l’aider, par évocation de souvenirs et associations, à retrouver progressivement son passé, enfoui par le traumatisme. Cette thérapie s’appuie sur le fait que l’émotion procurée par une odeur stimule la mémoire. Ce phénomène trouve son explication dans l’anatomie du système olfactif, et ses projections dans une zone particulière du cerveau appelée rhinencéphale.

« C’est une façon nouvelle d’aborder la mémoire, une stimulation sensorielle à la fois ludique et fiable qui peut redonner au patient goût à la vie quand rien ne l’y accroche » raconte Patty Canac. Avec plus de 250 odeurs sous le bras, elle se rend à l’hôpital deux fois par semaine ou elle est plébiscitée par l’équipe –kinésithérapeute, orthophoniste, ergothérapeute, diététicienne – qui entoure les patients.

L'odorat pour apprendre

Voir « Retrouve les odeurs ! »

Perrine est chef de projet multimédia chez Hop'Toys. Elle réalise aussi les différentes infographies, illustrations et activités créatives que vous pouvez télécharger gratuitement sur ce blog.

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