À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, le 2 avril dernier, nous avons eu le plaisir d’accompagner l’Espace Épanouî, à Baillargues (Hérault), en prêtant du matériel sensoriel pour une demi-journée de sensibilisation auprès d’une classe de CE2.

Au programme : vivre une immersion sensorielle, communiquer grâce aux outils de CAA et mieux comprendre l’autisme avec le film Mon ami Tom.

L’espace Epanouî, un lien dédié à l’accompagnement et l’inclusion

Implanté à Baillargues, l’Espace Épanouî est un lieu de 200 m² pensé pour répondre aux besoins des enfants, des adolescents et des jeunes adultes en situation de handicap, dans un environnement accueillant, modulable et bienveillant.

Les familles y trouvent un accompagnement personnalisé, construit autour de leurs besoins : suivis individuels, ateliers collectifs, accueil pendant les vacances scolaires, accompagnement psychologique ou soutien dans les démarches administratives. Une équipe pluridisciplinaire œuvre chaque jour avec une même ambition : permettre à chacun d’évoluer à son rythme, dans un cadre sécurisant et respectueux de ses besoins.

Au-delà de cet accompagnement, l’Espace Épanouî mène également des actions de sensibilisation auprès du grand public. Car l’inclusion se construit aussi en favorisant la rencontre, le dialogue et une meilleure connaissance des différents fonctionnements.

C’est dans cette démarche qu’a été organisée cette demi-journée avec une classe de CE2.

>> À télécharger aussi :  » Ma petite expo pour sensibiliser à l’autisme ».

Une après-midi de sensibilisation à l’autisme

Le temps d’un après-midi, les élèves ont franchi les portes de l’Espace Épanouî pour participer à différents ateliers mêlant découvertes sensorielles, activités créatives et échanges.

L’objectif était de proposer une expérience concrète. En manipulant différents objets, en explorant des textures ou en observant les réactions suscitées par certaines stimulations, les élèves ont découvert qu’un même environnement peut être vécu de façons très différentes selon les personnes.

Ils ont ainsi pris conscience qu’une texture agréable pour l’un peut être inconfortable pour un autre, qu’un bruit du quotidien peut devenir difficile à supporter ou qu’un petit objet manipulé entre les doigts peut aider à retrouver son calme, maintenir son attention ou répondre à un besoin sensoriel.

Ces expériences ont naturellement suscité de nombreuses questions et ouvert le dialogue autour de la diversité des perceptions et des besoins de chacun.

Le matériel sensoriel comme support d’expérimentation

Pour accompagner les ateliers, nous avons prêté une sélection de matériel permettant aux élèves d’explorer différentes stimulations sensorielles. Ils ont pu manipuler des objets lumineux, découvrir des supports d’exploration tactile comme les sacs sensoriels, les balles sensorielles ou encore différents fidgets favorisant la manipulation et l’autorégulation.

Les enfants ont également expérimenté des outils de communication alternative et améliorée (CAA). Notamment, la gamme TAKK et l’éventail « Qu’est-ce que je ressens ? ». Une belle occasion de découvrir que la communication ne passe pas uniquement par la parole et que des supports visuels peuvent aider à comprendre une consigne, exprimer un besoin ou participer pleinement aux échanges.

En expérimentant eux-mêmes ces différents outils, les élèves ont compris qu’ils peuvent répondre à des besoins bien réels : s’apaiser, se concentrer, communiquer autrement ou mieux interagir avec son environnement. Le matériel est ainsi devenu un véritable support de découverte, facilitant les échanges entre les enfants et les professionnels tout au long de la journée.

>> À lire aussi : « TAKK App, créez vos supports visuels gratuits ».

Sensibiliser aujourd’hui pour construire une société plus inclusive

Cette demi-journée illustre parfaitement l’importance des actions de sensibilisation à l’autisme menées dès le plus jeune âge. Les élèves ont découvert que chacun perçoit son environnement, communique et interagit avec le monde à sa manière.

Ces initiatives sont essentielles. Elles permettent de mieux comprendre les besoins de chacun et de faire de la diversité des fonctionnements une richesse .

Parce que l’inclusion se construit au quotidien, ces moments de rencontre et d’expérimentation contribuent, pas à pas, à bâtir une société plus inclusive.

Alexandra Valette, Cheffe de projet communication et partenariats

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