Hélix, maman et éducatrice de jeunes enfants et Soline, maman également, ont testé la motricité libre selon Emmi Pikler. Elles nous donnent leur point de vue sur cette pratique pédagogique. 

Qu’est-ce que la motricité libre ?

La bienveillance, c’est le respect de soi, c’est le respect des autres. Cela passe aussi par le respect du corps et de son développement.

La motricité libre consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant sans lui enseigner quelque mouvement que ce soit.

Emmi PIKLER

>> Pour en savoir plus sur Emmi Pikler : « Hommage aux femmes fortes qui ont changé l’éducation »

Pour mes enfants, j’ai pratiqué la motricité libre. Le principe est vieux comme le monde, personne n’a rien inventé.

Le corps humain est programmé pour se retourner, attraper, s’asseoir, se lever, marcher…  sans que l’adulte n’intervienne lui-même ou par l’intermédiaire d’un quelconque objet.  Par exemple : l’enfant découvre, par hasard, que ses mains attrapent. Ensuite, il va tenter de reproduire ce mouvement inlassablement jusqu’à acquisition complète. Le chemin emprunté par l’enfant pour mémoriser une position est tout aussi important que la position elle-même. Chaque étape à son importance et son rôle à jouer dans la maîtrise corporelle et  dans l’estime de soi.

>> À télécharger : « La motricité libre en une infographie »

Motricité libre avec bébé

L’enfant, acteur dans le développement de sa motricité

Le bébé posé au sol, sur le tapis, sur le dos, prend conscience de son environnement, de son corps et de son corps en interaction avec l’environnement. On peut avoir l’impression qu’il ne fait rien, mais c’est loin d’être le cas. Il observe, analyse, enregistre des informations, des données qui vont par la suite lui permettre d’agir volontairement.

La motricité libre selon Emmi Pikler

Les mouvements intermédiaires (le chemin pour arriver à…) apportent à l’enfant de la sécurité, car il sait qu’il peut atteindre cette position ou s’en extraire.  Il s’est approprié la position et les chemins pour y arriver. L’enfant est acteur, il expérimente le fait de débuter une action, de la vivre et de la terminer.  Il peut ainsi être attentif à ses sensations corporelles et apprendre à se connaître, à repérer ses capacités.

L’enfant qu’on laisse expérimenter son corps librement dans l’environnement est naturellement prudent. Il a appris par lui-même à tâtonner, à tenter, à essayer, à recommencer, à persévérer… Il prend son temps, le temps qu’il lui faut à lui. Et il n’a pas besoin de se précipiter vers… car il a confiance en lui, en l’environnement et sait qu’il peut y arriver. Il est prudent,  à l’aise, en harmonie avec son corps et par conséquent  tombe peu, se fait mal que très rarement.

>> À lire : « Bâtir la confiance et l’estime de soi à tout âge »

Un enfant exerçant librement sa motricité construit une juste image de lui-même, de ses compétences, de sa valeur. Il nourrit un fort sentiment de sécurité et de fait est curieux de découvrir le monde, avec prudence et plaisir.

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Article publié le 31 mars 2016, mis à jour le 12 février 2024.


Cet article a été écrit par : Hélix, maman, éducatrice de jeune enfant et blogueuse sur Toutes en une et Soline, maman et blogueuse sur S’éveiller et s’épanouir de manière raisonnée.

Perrine est graphiste et responsable du studio graphique chez Hop'Toys. Elle réalise aussi plusieurs infographies, illustrations et activités créatives que vous pouvez télécharger gratuitement sur ce blog.

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