Le 11 février 2019 est la journée internationale des épilepsies. En France, cette affection figure au troisième rang des maladies neurologiques les plus fréquentes, derrière la migraine et les démences. Pourtant, alors que l’épilepsie touche 500 000 personnes, dont près de 100 000 enfants et autant de personnes âgées, il n’existe aujourd’hui aucune filière de prise en charge spécialisée.

Tout le monde a déjà entendu parler des violents symptômes qui accompagnent une crise d’épilepsie, voire en a été témoin ou victime : perte de contrôle émotionnel, contractions musculaires involontaires, convulsions, perte de conscience… Mais la maladie ne se résume pas à ces crises impressionnantes. S’en tenir à cette vision restrictive de l’épilepsie empêche de la percevoir pour ce qu’elle est vraiment : une maladie chronique qui touche le cerveau, entraînant un handicap parfois très important. Ou plutôt, « des » maladies chroniques, puisqu’on estime aujourd’hui qu’il existe une cinquantaine de syndromes épileptiques différents.

L’épilepsie, un handicap méconnu

La façon dont sont utilisés les termes « épilepsie », « crise épileptique », « personne épileptique » montre déjà la difficulté à définir pour cette maladie un cadre nosologique précis, autrement dit une classification pertinente. On désigne l’ensemble des personnes qui font des crises sous le vocable généralisant « les épileptiques », on présente très rarement « l’épilepsie » comme une maladie chronique, et on parle encore moins fréquemment « des épilepsies », alors que les causes peuvent être très différentes d’une épilepsie à l’autre.

Maladie affectant l’organisation globale de l’activité du cerveau, l’épilepsie résulte d’une désorganisation des réseaux de neurones, les cellules nerveuses impliquées dans les fonctions cérébrales. Chez les personnes atteintes, l’activité de ces réseaux augmente de façon intense et synchrone. Le cerveau des malades subit une sorte de court-circuit, qui l’empêche de fonctionner normalement. Cette désorganisation est non seulement à l’origine des crises épileptiques, mais aussi de troubles cognitifs ou psychiatriques permanents.

Les crises épileptiques surviennent de façon imprévisible, mais ne sont pas si aléatoires : elles se déclenchent souvent dans certaines conditions favorisantes, lesquelles ne sont pas toujours contrôlables (anxiété, stress, dette de sommeil, etc.).

Une origine multifactorielle

La recherche de l’étiologie (la cause) de l’épilepsie est indispensable même si dans 30 % des cas, on n’en retrouve aucune. Parmi les multiples facteurs identifiés figurent des facteurs génétiques, des facteurs environnementaux, des maladies métaboliques ou des lésions du cerveau.

Dans l’imaginaire collectif, l’épilepsie se résume bien souvent à ses seules crises, qui en font une maladie stigmatisante, notamment parce que lesdites crises sont souvent très anxiogène pour les personnes qui y assistent. Mais la maladie « épilepsie » ne se restreint pas aux symptômes transitoires qui résultent de ces épisodes. L’évolution de l’épilepsie peut être variable, toutefois on constate fréquemment une interaction entre les crises et les troubles cognitifs (troubles de l’attention, de la concentration, de la mémoire ou autres troubles plus spécifiques) et psychocomportementaux.

Sitawa Wafula, parle de la façon dont la maladie a changé sa vie (sous-titrage en Français disponible).

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Les gestes en cas de crise d'épilepsie convulsive


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Sources :
Cet article est en partie republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Sébastien est webmaster au sein de la société Hop'Toys. Il est chargé du développement, du référencement et de l'intégrité des sites et des blogs de la société.

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