Lou est professeur des écoles depuis 3 ans. Elle enseigne dans un dispositif ULIS, Unité Locale en Inclusion Scolaire. Cette année, c’est sa deuxième rentrée en ULIS. Elle accueille des enfants qui ont entre 6 et 12 ans, des enfants qu’elle avait déjà l’an dernier et qu’elle devrait suivre les prochaines années également. Ces enfants suivent les enseignements dans les classes « ordinaires » de l’école et sont pris en charge par des enseignants spécialisés lorsqu’ils en ont besoin. Le dispositif ULIS permet donc à ces enfants d’être scolarisés en milieu ordinaire avec leur handicap. L’Instragram live du 31 août, proposé par Lou (dont le compte Instagram est J’aurais dû être fleuriste) et Hop’Toys, a permis de présenter des produits particulièrement adaptés aux besoins des enfants accueillis en ULIS. (Re)découvrez ici nos conseils et retours d’expériences… pour une rentrée réussie !

Pourquoi ce live ?

Le 1er live de l’année a eu lieu le jour de la rentrée des enseignants et ce n’est pas un hasard ! C’est même très symbolique de la volonté d’Hop’Toys d’accompagner les enseignants. Pourquoi ? Eh bien parce que pour que la société devienne vraiment inclusive, c’est d’abord l’école qui doit être inclusive. Et parce que tous les enfants ont le droit d’être scolarisés – en école ordinaire -, rappelons-le !
Hop’Toys s’est vraiment construit sur la conviction que TOUS les enfants ont un potentiel, que tous les enfants sont capables d’apprendre. Mais, pour cela, l’enseignant doit parfois adapter un peu son environnement, changer ses pratiques. C’est ça l’équité : le fait de faire respecter l’égalité des droits, mais aussi des chances. Pas toujours facile et les enseignants ont besoin d’être accompagnés. C’est là qu’intervient Hop’Toys !
Hop’Toys est là pour proposer une expertise, pour aider à comprendre la multiplicité et la spécificité des besoins, pour proposer des outils qui vont permettre à tous de progresser, de gagner en autonomie, de communiquer, de bien vivre ensemble… tout ça en expérimentant et en s’amusant. Parce qu’on sait bien que n’importe quel enfant apprend mieux en prenant du plaisir et que le jeu est un excellent support d’apprentissage.

Les outils astucieux qui peuvent faire toute la différence

Embout à mordiller Ark Krypto

« Il y a différents modèles, mais si j’ai choisi cet outil-là c’est parce que depuis que j’enseigne, je vois beaucoup d’enfants qui mordillent leur stylo. Parfois le stylo est juste un petit peu abîmé, mais parfois cela dégrade le stylo et on retrouve des morceaux partout. Alors je me suis posé la question : pourquoi tant d’enfants mettent-ils les stylos à la bouche ?
En fait, quand on écoute, on a besoin d’être en action, cela passe souvent par les mains en touchant le stylo ou cela passe par la bouche, principalement pour les enfants. J’en avais assez que les enfants mettent le stylo à la bouche et risquent de se blesser parce que le plastique, une fois cassé, peut créer des petits morceaux pointus. Mais s’ils le font, c’est que c’est réellement un besoin. Quand j’ai découvert chez Hop’Toys que [ces embouts] existaient, j’ai voulu essayer pour plusieurs de mes élèves. »

Avec ces embouts, on sait ce que les enfants mettent à la bouche car ils ne contiennent pas de Bisphénol A, et avec plusieurs résiliences, cela va dépendre des préférences de l’enfant : s’il mâche avec les dents de devant ou les prémolaires.

Live insta sur le matériel pour une classe ULIS

« Ce que je trouve bien aussi, c’est que comme [l’embout] est très grand, l’enfant ne peut pas l’enlever ou alors très difficilement. Il peut le mettre complètement dans la bouche ou mettre simplement le bout.
Enfin, même si c’est assez résistant, ce n’est pas trop lourd et ça n’empêche pas l’enfant d’écrire correctement. Certains élèves ont besoin de mâchouiller, mais certains aiment écrire et mâchouiller en même temps c’est pourquoi les bijoux à mâchouiller sont sympas aussi. »

>> Sélection : les bijoux à mordiller

Manchons Pinch

« C’est un outil qui se met sur un stylo ou un crayon, il s’adapte très bien. Il va permettre à l’enfant de tenir son stylo de la manière la plus efficace possible. On voit souvent des enfants qui tiennent leur stylo un peu n’importe comment et quand on a une classe avec 25 enfants, ce n’est pas facile d’être derrière eux et de leur expliquer individuellement. Ce que j’aime beaucoup c’est que, comme pour l’embout à mastiquer, il reste stable. C’est très large, cela peut s’adapter autant à l’adulte qu’à l’enfant. »

Balles tactiles par 6

« Chaque balle va avoir sa particularité, cela va permettre à l’enfant de souffler un peu avant de retourner en classe. »

Mais dans la classe de Lou, les balles ne servent pas que pour les temps de transition (retour de récréation…), Lou permet aussi aux enfants de s’en servir tels des fidgets. Ils peuvent par exemple la faire rouler discrètement sur la table pendant que leur maîtresse leur lit une histoire. En leur offrant cet exutoire, on augmente leur capacité d’écoute attentive.

Si on a des dizaines de balles chez Hop’Toys, ce n’est pas pour rien. Chaque balle a une particularité, et chacun à son toucher va ressentir sa sensation préférée, émise par des picots, mous, durs, des tentacules, etc. Il y a vraiment une grande diversité de balles adaptées aux différents profils sensoriels. En classe, on peut aussi proposer un panier regroupant plusieurs balles sensorielles, ce qui permet à l’enfant de choisir celle qui répond le mieux à ses besoins.

Bonhommes fidgets

Matériel classe ULIS

Les fidgets sont des objets que l’on adore chez Hop’Toys ! On les appelle aussi Stim toys, anti-stress. Ce sont de petits objets à triturer, tripoter, faire tourner, presser… Ils vont ainsi aider à focaliser l’attention en proposant un exutoire moteur aux tensions et désirs de mouvement. Il existe plusieurs types de fidgets : des fidgets visuels, des fidgets vestibulaires, des fidgets proprioceptifs, lestés ou à presser. Et surtout, il en existe de parfaitement silencieux et donc adaptés à un usage en classe.

« Au début, j’avais l’impression qu’ils jouaient avec, et puis je me suis retrouvée en formation pour adultes et il y avait [ce bonhomme Fidget] sur la table ; il y avait aussi d’autres fidgets. Et bien, je les ai tripotés toute la journée et j’ai tout écouté pendant 4 heures ! Cela m’a convaincue.
Ce n’est pas parce que l’élève triture le bonhomme et ne nous regarde pas qu’il n’est pas concentré et qu’il est en train de penser à ce bonhomme.
De plus, il est très agréable à manipuler, très résistant, les membres ne reviennent pas en place, donc on ne s’énerve pas dessus. Les petits bonhommes rajoutent de la vie dans ma classe. Certains élèves sont parfois violents, mais ce fidget, je ne vois pas comment ils pourraient le casser ! Il est solide, en une pièce, il ne pourra pas se casser. »

 

Poignées pour règles et équerres 

Parmi les produits présentés pendant le live, figurait aussi une merveille de petit outil ergonomique : la poignée ventouse. Il s’agit d’une petite poignée, toute simple, munie d’une ventouse qui va pouvoir se fixer sur n’importe quelle surface plane. Et notamment sur les outils de mesure : règles ou équerres, des outils difficiles à manipuler pour des enfants ayant des problèmes de dyspraxie par exemple, et, plus généralement par tous, en tous cas au début.

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« Moi j’en avais vraiment besoin car il y a des enfants qui ont des soucis de motricité et c’est plus que nécessaire pour eux ! La manipulation de la règle trop fine et trop légère est difficile. Parfois les règles n’ont pas de poignée, parfois ça accroche trop… c’est compliqué !
Pour certains élèves du dispositif, la poignée sera toujours sur la règle, je la laisse. C’est un gain de temps pour tout le monde. De plus, parfois, alors qu’ils ont fait de leur mieux, se sont concentrés, les enfants rendent un travail « pas propre ». Cela peut les énerver. Avec ça, ils se réconcilient avec la géométrie ! »

Les ventouses bouton ou poignée succéderont naturellement à la règle croco, un produit phare d’Hop’Toys, plébiscité par les enfants en primaire, mais qui, au collège peut être un peu « voyante ». Ces poignées ventouse facilitent les gestes de tracés en toute discrétion !

Coffret réglette des nombres

Ce que l’on appelle réglettes des nombres, ce sont ces 86 petites barres, de couleur et de taille différentes. La barre du 1 (qui est en fait un cube) mesure 1 cm, celle du 2, 2 cm et ainsi de suite jusqu’à celle du 10 qui mesure… 10 cm. Chacune a une couleur distincte (important pour la méthodologie). Et chacune a de petites alvéoles sur un côté, un seul, correspondant à la valeur numérique (1 trou sur la réglette du 1 ; 4 sur celle du 4, etc.).
Le principe de ces réglettes est celui de la méthode Cuisenaire, du nom de son concepteur, Georges Cuisenaire, un enseignant belge. On les appelle d’ailleurs aussi les réglettes Cuisenaire. C’est une méthode développée dans les années 50. Le but de cet outil est de permettre la perception, la construction du nombre, du 10 notamment, et de faciliter le calcul par la manipulation.

C’est une méthode qui  :

  • permet une approche sensorielle des mathématiques en s’appuyant sur la mémoire visuelle, tactile et auditive pour que chaque enfant puisse apprendre selon sa propre sensibilité
  • va pouvoir compenser une éventuelle déficience de perception
  • va permet à l’enfant de s’auto-corriger, avantage non négligeable

« J’ai beaucoup réfléchi à l’utilisation des réglettes en classe, notamment parce qu’il existe des auteurs comme Brisseau, chercheur en mathématiques, qui parlent des différentes manières de construire le nombre. Les réglettes permettent la manipulation pour les enfants kinesthésiques, car on compare la taille et on appréhende des formes concrètes. La construction du nombre au début est très compliquée. Avec ces réglettes on peut apprendre à l’enfant à compter. 60% des enfants ont une mémoire visuelle, c’est donc plus adapté pour eux. L’importance des petits trous est que les enfants vont pouvoir compter en plus de mémoriser et de visualiser avec les réglettes. Avec les réglettes, on peut aussi faire les compléments à 10. Sur le petit plateau de 10 cm sur 10 qui les accompagne, on met la  réglette de 10 et à l’enfant de trouver toutes les manières d’obtenir ce nombre avec les autres réglettes associées. »

Ces réglettes peuvent également s’utiliser avec la règle des nombres qui va vraiment permettre de visualiser les opérations à réaliser. On va pouvoir utiliser les réglettes sur la règle graduée, et ainsi vérifier le résultat d’une opération. Une enseignante du congrès de l’AGEEM nous a même donné une astuce pour les plus grands : y glisser une petite bande numérique avec le zéro au milieu pour pouvoir visualiser les nombres négatif avant le 0 et donc effectuer des opérations avec des nombres négatifs. Pour les plus grands qui doivent faire -7 + 3 par exemple, on comprend tout de suite que cela puisse beaucoup aider ! 

Images en tête

« Images en tête » est un jeu développé par Françoise Clairet, orthophoniste, qui présente 12 scènes très variées de la vie quotidienne, en 2 versions chacune. Un jeu à destination des enfants lecteurs ou non-lecteurs, auquel on peut jouer seul ou à 2.

Il contient 12 fiches illustrées avec

  • au recto : une illustration complète
  • au verso : un texte à trous et des questions “simples” qui font appel à la mémorisation

et 12 fiches illustrées avec 

  • au recto : la même illustration, mais des éléments, des détails du décor ont disparu
  • au verso : un texte complet et des questions de compréhension et de lecture d’image (qui font appel à une observation plus fine, à une interprétation des détails (type : à quelle période se passe la scène = analyse des cœurs de la Saint-Valentin).

Donc, pour une même scène, il y aura bien 4 cartes support.

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Attention : il y a une petite subtilité, les questions portant sur l’illustration, la scène, ne se trouvent pas au verso de la carte, mais sur une autre carte bordée de la même couleur. Ce qui permet de ne pas laisser les questions à disposition de l’enfant tout de suite si on ne le souhaite pas.

Lou : «  Ce que j’aime beaucoup dans ce jeu c’est qu’il peut s’utiliser de la maternelle et jusqu’au cycle 2. Il y a le côté visuel, l’enfant n’a pas besoin de savoir lire, on lui montre l’image et on lui pose des questions ensuite. On peut également commencer le travail de lecture avec des enfants non-lecteurs : on leur montre une image et on leur demande de répondre à des questions.
Je l’utilise avec les plus jeunes, je mets à leur disposition un sablier et je leur demande de regarder l’image ; chaque élève répond à une question, et je ne remontre l’image qu’à la fin. Là, on se rend compte à quel point l’image a évolué dans notre pensée. J’apprécie aussi qu’on puisse travailler l’écrit avec le texte à trous. L’élève peut aussi se corriger seul. Le raisonnement logique, en ULIS « pêche » chez beaucoup d’enfants. Avec ce jeu, ils travaillent la déduction, l’observation. Cela peut aussi être intéressant pour les lecteurs de lire le texte et d’inventer des questions pour leur camarades. »

Lou nous a donné son retour d’expérience sur ces indispensables en dispositif ULIS. Vous enseignez peut-être en classe ordinaire ou alors, si comme Lou, vous êtes enseignante spécialisée, quel est votre matériel indispensable pour la rentrée ?

est assistante marketing en alternance chez Hop'Toys et rédactrice d'articles sur le blog

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