Les fêtes de fin d’année peuvent être compliquées pour les enfants TSA. Pourquoi ? Comme chaque moment approchant une rupture de rythme scolaire ou une prise en charge en structure, les fêtes de fin d’année sont aussi un moment particulier. Dans cet article, nous donnons la parole à Lorène Ferrandes, maman d’un enfant TSA non-verbal, conférencière et formatrice sur la neurodiversité et l’importance de la sensorialité. Elle donne ses conseils pour des fêtes sereines avec son enfant TSA.

Les conseils de Lorène pour des fêtes sereines

La décoration

Pour ma part, mes garçons adorent Noël, même si leur préférence va pour Halloween – ce que je ne m’explique pas encore mais j’y travaille activement ! La plus grosse problématique est la lumière. J’ai renoncé aux guirlandes clignotantes de toutes les couleurs, sources de trouble de comportement, d’hyperstimulation et de troubles du sommeil.

J’opte pour des guirlandes monochromes blanches ou jaunes avec un passage très doux de la lumière à l’extinction. Pour le sapin, j’y ai renoncé depuis de nombreuses années, même devant la fenêtre à l’extérieur. Et j’opte pour des décorations suspendues au plafond avec des fils en nylon. Je prépare la décoration quand ils ne sont pas là afin de limiter la stimulation.

L’importance de sensibiliser l’entourage

Noël est une fête familiale qui engendre beaucoup de bruits et de gros changements de rythme. Il est important de sensibiliser l’entourage à cette nécessité de calme pour nos enfants TSA. Également, nous sensibilisons notre entourage au fait que les fêtes de Noël ne peuvent pas être une source de trop d’adaptations à court terme.

Acceptons que nos enfants ne veulent pas forcément ouvrir leurs cadeaux en même temps que tout le monde. Soyons OK avec le fait qu’ils préféreront peut-être les bolducs au contenu des paquets.

Pour le jour J, pensez bien à préserver un endroit calme et laissez les enfants aller dans leur chambre quand ils en ressentent le besoin. La fête n’en sera que plus belle pour tous si elle se fait en acceptant toutes les différences !

chambre sensorielle pour Noël

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Les repas chez la famille

J’ai renoncé là aussi au repas de famille dans un lieu étranger. C’est une source de trop de changements, et donc d’adaptations, pour mon enfant. Du coup, c’est moi qui reçois et cela limite les problèmes. Il est plus sécurisant pour tout le monde que l’environnement sois connu et maîtrisé.

La sérénité de chacun, et surtout la joie d’être ensemble, n’en est que plus intense. À condition de pouvoir le faire et même si il faut réduire les convives. On peut ainsi prévoir plusieurs repas en échelonnant les venues des convives. Tout est une question d’adaptation et de tolérance.

Nos enfants sont atypiques, certes. Mais Noël, c’est une fête pour tous ! Faisons chacun d’entre nous un pas vers l’autre et dans sa différence.

Laisser croire ou non au père Noël

Mon fils étant non-verbal, j’ignore sa conscientisation du père Noël. Je répondrais donc simplement par « La magie de Noël ». Pourquoi vouloir y mettre une notion de TSA ? Après tout, ne sommes-nous pas tous des enfants qui avons encore et toujours envie de croire au père Noël ?


Lorène FerrandesMaman de 2 enfants, dont un autiste sévère non-verbal et un zèbre (Haut Potentiel), j’ai mis ma carrière professionnelle de côté pendant 8 ans pour me former à l’autisme et accompagner le parcours d’inclusion professionnelle de l’autisme pour les plus de 18 ans. J’ai, depuis toujours, cherché à comprendre l’autisme à travers la neurodiversité et l’ensemble des recherches faites autour des connexions synaptiques, mes rencontres avec tant de personnes du monde entier ont nourri et nourrissent encore ma vision optimiste.

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Alexandra, chargée de communication.

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