Je m’appelle Clémence,  je suis étudiante en troisième et dernière année de logopédie à la Haute École de Saint-Ghislain. En deuxième année, nous avons eu des cours intitulés Développement de la pensée logico-mathématique, puis des cours de Dyscalculies. En me lançant dans ces études et en découvrant ce cours, l’appréhension était au maximum. Pour une littéraire comme moi, le terme « raisonnement logico-mathématique » effrayait. Lorsque j’en parlais avec mes amies, il était HORS DE QUESTION que je me lance dans la prise en charge de la dyscalculie.

Une découverte

Au fur et à mesure des cours, je me rends compte que, finalement, le domaine pourrait me plaire. Les cours sont donnés en deux parties : théorie et pratique. Forcément, la théorie est la partie la moins joyeuse (mais reste tout de même très intéressante). En pratique, je découvre une manière toute particulière d’enseigner les mathématiques et tous les aspects du raisonnement. Nous décortiquons alors tous les thèmes liés à ce raisonnement logico-mathématique : conservation, classification, orientation spatiale, orientation temporelle… Pour découvrir tous ces aspects, nos professeurs nous ont fait découvrir plusieurs jeux sur tous les thèmes abordés.

mathématique et orthophonie

Finalement, je me suis un peu retrouvée à la place d’un enfant dyscalculique : obligée de me confronter aux mathématiques. Mais grâce à toutes les activités proposées en cours (qui ont toujours un but professionnel évidemment), j’ai appris à aimer ça. Un enfant dyscalculique ou un enfant qui a des troubles du raisonnement logico-mathématique serait dans le même cas : il n’aime pas les mathématiques, mais est obligé d’y passer pour pouvoir pallier ses difficultés.

Qu’est-ce qui vous a fait aimer les aspects logico-mathématiques ?

Très clairement, ce qui m’a fait changer d’avis sur les aspects logico-mathématiques, c’est la manipulation et le jeu. Pour un enfant dyscalculique, je pense donc que ces deux axes sont très très très importants. Quelles que soient les difficultés de l’enfant, il est nécessaire de détourner les aspects mathématiques en aspects ludiques.

C’est là que l’orthophonie présente un bel avantage. Tout d’abord, l’enfant se retrouve seul en séance, ce qui peut lui enlever une certaine appréhension. Il aura peut-être moins peur de se tromper, moins peur d’être jugé. Rajoutons à tout ça l’aspect ludique de l’apprentissage… l’enfant peut voir les mathématiques sous un autre angle et tout cela peut l’aider !

>> À lire aussi : « Cet été, je révise les maths en jouant »

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Clémence est étudiante en troisième année de logopédie à la Haute École de Saint-Ghislain.

 

 

 

 

Article publié le 9 mars 2019, mis à jour le 15 mars 2021.

est chargée des partenariats influenceurs et rédactrice d'articles sur le blog

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