Les jeux vidéos font partie des sujets qui mènent généralement à de nombreux débats et polémiques. Désormais considéré comme une addiction depuis la 11e révision de la Classification internationale des maladies (CIM-11), le « trouble du jeu vidéo » préoccupe l’OMS et inquiète de nombreux parents. Au-delà de la dépendance possible, l’abus de l’activité vidéoludique peut provoquer des troubles du sommeil, troubles psychiques et autres difficultés. Néanmoins, il faut bien avoir conscience que l’enfant n’a pas le recul et la maturité nécessaires pour comprendre ces risques ; le parent doit donc veiller à sa santé et son bien-être. Hop’Toys vous partage quelques conseils pour comprendre les problématiques liées aux jeux vidéos, les éviter et prendre soin de vos bouts de chou.

Le « trouble du jeu vidéo », qu’est-ce que c’est ?

Selon l’OMS, le trouble du jeu vidéo se caractérise précisément par une perte de contrôle sur le jeu. En effet, en cas d’addiction, jouer devient une priorité ; la vie sportive, familiale, sociale et/ou scolaire n’a plus d’intérêt pour les personnes porteuses de cette dépendance. Tous les autres centres d’intérêt sont ignorés, à l’instar du sommeil et des repas.

Dès lors qu’il y a trouble, la pratique du jeu vidéo devient essentielle à la personne. Cela la pousse à s’isoler, se renfermer sur elle-même, et pratiquer autant que possible – quitte à mettre en danger sa propre santé physique et mentale.

Cependant, s’il est pratiqué sans excès, le jeu vidéo n’a rien de dangereux ; c’est sa pratique abusive qui est imprudente et alarmante. En lui-même, le jeu vidéo a d’ailleurs de nombreux avantages socio-éducatifs.

Les bienfaits du jeu vidéo

Même s’ils ne sont pas toujours évidents, les bénéfices du jeu vidéo sont considérables. Dans la majeure partie des cas, les jeux vidéos permettent de développer un sens logique mais, surtout, des habiletés visuelles et spatiales. La vitesse de traitement de l’information est également cultivée, la rapidité et la précision étant bien souvent nécessaires. En parallèle, l’enfant joueur pourra travailler ses capacités de résolution de problèmes.

Dans le cadre de jeux multijoueurs, les qualités de sociabilité et de coopération mènent à la possibilité de travail d’équipe. Par ailleurs, que ce soit au sein de jeux narratifs ou de jeux ludoéducatifs, l’enfant peut être sensibilisé à l’empathie, la réflexion, la langue, l’histoire et même les mathématiques.

De part un système de réussite et de récompense, les jeux vidéos enseignent la persévérance et la maîtrise de ses capacités en toute réactivité.

Jeu vidéo : quel rôle pour le parent ?

Comme énoncé précédemment, l’enfant ne saura pas nécessairement prendre le recul pour observer sa pratique vidéoludique. Entre une pratique saine et un besoin addictif du jeu, la frontière est fine – et c’est là que se trouve le devoir des parents.

Les parents doivent aider leur enfant à se réguler, puis lui apprendre à s’autoréguler quand il en sera capable. C’est au parent de définir des règles précises et de garder le contrôle sur la consommation vidéoludique de son enfant, tout en lui expliquant posément pourquoi à chaque fois.

Par ailleurs, au-delà du contrôle, le parent peut également passer du temps avec l’enfant pendant que ce dernier joue. Ensemble, ils peuvent jouer ; l’enfant peut faire découvrir sa passion au parent, ou inversement. Essayez donc de jouer avec votre loulou : les consoles sont souvent de bon support de jeu en famille – ou d’apprentissages accompagnés !

Nos 7 conseils pour éviter les nuisances des jeux vidéos

1. Surveillez le temps passé devant les jeux vidéos

Selon Olivier Gérard, porte parole de PedaGoJeux annonce des règles bien concrètes :

30 minutes à une heure de six à dix ans. Pas plus de deux heures après dix ans. Et avant cinq ans, pas de jeux vidéo.

2. Informez-vous sur le contenu des jeux auxquels joue votre enfant

Avant de procurer un jeu à l’enfant, vérifiez toujours qu’il convienne. Pour ce faire, le système PEGI (Pan European Game Information) a été mis en place  ; il classe les jeux en fonction de la sensibilité de leur contenu mais aussi en fonction de l’âge minimum recommandé pour y jouer.

La signalétique Pegi, PedaGoJeux.fr

 

Au de-là de l’âge et de la classification de contenu, veillez à ce que le contenu du jeu vidéo corresponde à vos valeurs. Vous pouvez, par exemple, optez pour des jeux sensibilisant à la diversité et enseignant le respect de l’autre.

3. Limiter le temps consécutif passé devant un jeu vidéo et assignez des pauses régulières.

Maux de tête, fatigue visuelle, vision trouble intermittente, brulures oculaires…  L’exposition prolongée aux écrans de jeu peuvent générer de nombreux soucis visuels. Il est donc important de limiter ce temps et d’effectuer des pauses. Il est par ailleurs conseillé de passer une heure de lumière naturelle extérieure pour chaque heure passé devant un écran.

4. Pas de jeu vidéo entre une heure et une heure trente avant le coucher

Devant son écran, le joueur n’est pas seulement spectateur mais pleinement acteur. De ce fait, la pratique du jeu peut amener à une hyperstimulation retardant l’endormissement ou provoquant des éveils au cours de la nuit.

Il est important que le parent désigne des heures de coucher précises et, surtout, ne laisse pas les outils de jeux dans la chambre de l’enfant.

5. Profitez des moments avec l’enfant en dehors des temps de jeu

Maintenir des activités familiales et des loisirs extrascolaires est important. Par exemple, prenez du temps pour une activité sportive et/ou culturelle. Pourquoi ne pas opter pour la musique ou la lecture en famille ?

6. Exercices de repos et détente

Des exercices physiques sont nécessaires pour entretenir le bien-être de l’enfant.

Il peut travailler ses jambes et son énergie avec une petite course sur place ou des montées et descentes des escaliers.

Il peut également étirer son dos : debout, sans déplacer ses pieds, il peut se tourner pour regarder derrière lui, d’un côté puis de l’autre.

Il peut aussi détendre ses épaules avec de simples mouvements de haussement et abaissement des épaules.

7. Ne soyez ni trop critique, ni trop rigide et expliquez toujours vos choix

Que ce soit lorsque vous diminuez les temps de jeu ou lorsque vous supprimez l’accès à l’ordinateur pour une durée limitée, n’oubliez jamais d’expliquer les raisons. L’enfant doit absolument comprendre pourquoi il est consigné à stopper le jeu à telle heure, pourquoi il est important qu’il s’étire, etc. Dans tous les cas, prenez conscience qu’interdire les jeux totalement ou pour un temps indéterminé serait contre-productif ; cela mènerait à une profonde frustration et un vif ressentiment. Or, le but n’est pas de priver l’enfant de jeu vidéo mais de lui permettre de profiter du jeu de manière tout à fait saine, sans excès et sans méfaits.

Par ailleurs, évitez surtout d’être trop critique et de rejeter en bloc les jeux qu’affectionne votre enfant. Ce type d’agissement viendrait à rejeter une part de l’univers de l’enfant et peut être vécu comme particulièrement blessant et outrageant. Restez, autant que possible, bienveillant et ouvert.

Il est important pour tous de comprendre les bons et mauvais aspects du jeu vidéo. Il est nécessaire d’observer ce médium dans son entièreté, avec ses apprentissages comme avec ses risques, avec ses bienfaits comme avec ses méfaits. Ainsi, le plus objectivement possible, nous pouvons ouvrir le champ des possibles pour notre loulou. 

Passionnée d'art et d'écriture, Audrey est assistante digital content manager et créatrice de contenus visuels et rédactionnels sur le blog.

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