Qu’est ce que les parasomnies ? Les parasomnies sont des troubles du comportement qui se produisent durant le sommeil. Ces troubles du sommeil sont bénins lorsqu’ils sont occasionnels, mais peuvent devenir une source d’angoisse pour les parents… Nous allons aborder ici les plus fréquentes : les terreurs nocturnes, les éveils confusionnels, la paralysie du sommeil et le somnambulisme. 

Quelles sont les différents types de parasomnies chez l’enfant ? 

1. Les éveils confusionnels

Les éveils confusionnels sont souvent confondus avec les terreurs nocturnes. Ceux-ci se produisent souvent chez les tout-petits, lorsqu’ils ont moins de 5 ans. Les épisodes commencent progressivement, par des grognements de l’enfant, puis des pleurs, quelques heures seulement (voir moins) après l’endormissement, le soir ou lors d’une sieste. L’enfant apparaîtra éveillé et peut sembler confus ou contrarié. L’enfant résiste souvent aux tentatives d’être consolé ou rassuré, et il est difficile de le réveiller. Il pleure, s’agite, et peut même sortir de son lit apeuré par ce qui l’entoure. Ces épisodes peuvent durer jusqu’à une demi-heure. Puis l’enfant petit à petit va s’apaiser et se rendormir, retournant dans un sommeil profond. Parfois, l’enfant peut se réveiller brièvement, mais demandera à se rendormir rapidement.

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2. Le somnambulisme

Le somnambulisme apparait souvent chez les enfants plus âgés. Cela va du simple fait de sortir du lit et de se promener dans la pièce à des actions complexes et prolongées, y compris d’aller dans une autre partie de la maison ou même à l’extérieur, dans le jardin ou même la rue. Le somnambule peut retourner se coucher ou se réveiller le matin dans une partie différente de la maison. Les somnambules peuvent entretenir des conversations difficiles à comprendre durant leur sommeil qui ont peu ou pas du tout de sens. Les enfants somnambules peuvent réaliser des actions compliqués, comme pousser des meubles et réaménager une pièce, mais généralement, les actions ont peu de sens. On peut en tant que parents craindre les blessures, mais elles sont rarissimes !

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3. Les terreurs  nocturnes

Les terreurs nocturnes sont la forme la plus extrême des troubles du sommeil des enfants, difficile à vivre pour les parents compte tenu de leur intensité. Les terreurs nocturnes commencent souvent par un cri d’effroi et provoquent un comportement chez l’enfant suggérant une terreur extrême, comme des pupilles dilatées, une respiration rapide, un cœur qui bat, des sueurs et une agitation excessive. Les essais pour le réveiller sont souvent inopérants et peuvent entraîner des réactions agressives.

Pendant une terreur nocturne, l’enfant peut sortir du lit et courir dans la pièce ou même en dehors de la maison. Pendant cet événement frénétique, les enfants peuvent se blesser. Aussi inquiétants et effrayants que ces événements peuvent paraitre, les enfants sont totalement inconscients de ce qu’ils font et ne se souviennent pas des incidents au petit matin. Les terreurs nocturnes sont bien pires à regarder qu’à expérimenter. Elles peuvent durer de quelques secondes à parfois plus de vingt minutes. Les enfants qui en ont ne se souviennent pas de l’épisode, et n’ont pas non plus d’images de ce « rêve », comme on pourrait le retrouver avec ceux qui ont des cauchemars typiques.

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4. La paralysie du sommeil

La paralysie du sommeil est très angoissante. C’est une incapacité temporaire de bouger ou de parler qui survient lorsque vous vous réveillez ou que vous vous endormez.
C’est un trouble qui apparait généralement à l’adolescence. Lors d’une paralysie du sommeil, l’enfant est conscient de son environnement, il a les yeux ouverts mais il lui est impossible de bouger ou de parler. Ce qui est angoissant c’est que l’enfant a l’impression d’être enfermé, pris au piège dans son propre corps. S’ajoute à cela une confusion entre cauchemars et réalité, une hallucination qui se déroule sous les yeux ouvert de l’enfant, le cerveau étant dans un état de rêve. La durée de l’épisode peut varier de quelques secondes à plusieurs minutes.

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Mon enfant a des parasomnies, que faire ?

Dans la plupart des cas, aucun traitement n’est nécessaire. Ces événements indiquent rarement un problème médical ou psychiatrique. Chez les enfants, le nombre d’événements tend à diminuer à mesure qu’ils vieillissent, bien qu’ils puissent persister jusqu’à l’âge adulte. La clé est la prévention et le traitement de toutes les causes sous-jacentes, ces événements pouvant se déclencher dans le cas d’un manque de sommeil, le saut d’une sieste, de fatigue extrême, d’une situation de stress qu’à vécu l’enfant dans la journée… Un coucher en douceur, l’installation d’une veilleusedes stimulations sensorielles relaxantes avant le sommeil peuvent être autant de solution pour que la nuit de l’enfant soit apaisée.

Pour des raison de sécurité, des mesures simples doivent être prises, comme installer des serrures ou alarmes sur les fenêtres, d’autant plus si la chambre est située à l’étage.

Si les parasomnies sont fréquentes mais surtout si elles ont des conséquences sur la vie de l’enfant, vous pouvez consulter votre médecin ou un centre du sommeil afin de trouver des solutions mettre en place avec votre enfant.

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Quelles solutions pour aider mon enfant à s’apaiser au moment du coucher ?

 

tortue et hibou

La tortue projecteur : La carapace de cette tortue s’illumine pour projeter au plafond un ciel étoilé de 7 constellations. C’est le compagnon idéal pour accompagner le coucher ou animer un espace multi-sensoriel.

Doudou sensoriel hibou  Une peluche ultra douce au toucher qui joue 8 sons apaisants pour accompagner l’endormissement ou apaiser les enfants. Un capteur sonore automatique (désactivable) permet de déclencher les sons au moindre bruit de l’enfant. Arrêt automatique après 23 ou 45 minutes. 4 sons.

 

 

Sources : 
Parasomnies de l’enfant, par Marie-Josephe Challamel Pédiatre, Inserm U480, Service de consultation-exploration neurologique, Unité de sommeil Centre Hospitalier Lyon Sud
Parasomnia, de l’American Sleep Association 

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