On entend souvent parler de TSL : les troubles spécifiques du langage et chez Hop’Toys on a voulu en savoir plus sur ces troubles : quels sont-ils? quelles sont les causes? comment les identifier?… Ici les réponses à ces questions.

C’est quoi les TSL (Troubles spécifiques du langage)?

Les TSL sont les difficultés de langage n’entraînant pas de déficit dans le développement. L’expression TSL est une mauvaise traduction de l’expression anglaise « Specific Language Impairment ». « Impairment » signifie simplement limitation et non trouble (disorder en anglais).  Cette erreur, inchangeable, est ce qui a donné un « ton dramatique » qui ne reflète pas bien les formes plus légères des TSL.

Quelles sont les causes des TSL ?

On connait très peu les causes des TSL encore aujourd’hui.

Les données les plus intéressantes proviennent des recherches relatives aux difficultés d’identifier les sons qui composent la parole. Cette difficulté parait être présente chez l’enfant dès la naissance. On peut alors parler d’hérédité.

Les études réalisées sur ce sujet sont peu nombreuses et limitées jusqu’ici à la génétique des populations. Il faudrait, réaliser également des recherches avec la génétique moléculaire. Mais ces premières études, ont montré que les troubles pouvaient se transmettre. Dans 50 à 70% des cas ont retrouvent des antécédents familiaux avec des difficultés similaires. On peut parler d’une hérédité polygénique multifactorielle.

Comment identifier les TSL?

Il y a beaucoup de débats autour de l’identification des TSL. A l’heure actuelle, il n’existe toujours pas un consensus sur le niveau de compétence linguistique constituant un trouble ni un niveau de communication non verbale pour lequel il faut agir dessus pour exclure une incapacité cognitive.

Quel critères utiliser pour le diagnostic ?

Il existe 3 critères basiques qu’on utilise pour faire le diagnostics :

1- La preuve d’une détérioration significative du langage : grammaire, lexique.

2- La divergence cognitive : la différence minimale entre les habiletés verbales et non verbale.

3- Les critères d’exclusion : on cherche à différencier les enfants dont les causes des problèmes de langage sont connues (ex: syndrômes génétiques ou pertes auditives) et les enfants dont les causes sont inconnues.

Certains auteurs comme Elvira Mendoza de l’université de Grenade, soulignent le problème de l’application de l’essai. Pour eux,  dans cet essai il n’y a pas de référence à comment sont notés les enfants, ni d’indications sur le domaine linguistique qui est évalué. De plus, pour eux, ces test de langue ne saisissent pas nécessairement les aspects les plus importants de la communication habituelle.

C’est pour cela, qu’aujourd’hui la définition des critères pour diagnostiquer les TSL ne sont pas encore clairs. Il est certain que les critères qui permettent les diagnostics sont nécessaires pour avancer sur la compréhension des problèmes de langage. Les enfants qui ont été identifiés précocement bénéficieront d’une intervention  professionnelle, et d’appuis éducatifs dans les centres et les écoles. Cependant, il faut faire attention à ne pas abuser de ces diagnostics pour ne pas mettre les enfants dans des cases lorsqu’on voit certaines différences ou certains retards.

Quand les TSL doivent être traités?

On ne doit pas attendre. On doit intervenir dès le début, c’est à dire, dès que l’on détecte un retard. Après avoir réalisé l’évaluation de l’enfant, il faut apprendre aux parents à mettre en place des stratégies qui vont favoriser le développement du langage. Et si l’enfant est déjà scolarisé, les professeurs doivent être des acteurs essentiels dans la stimulation du langage de l’enfant. L’enseignement de ces stratégies aux parents et professeurs doit être explicite, et les résultats obtenus doivent être évalués régulièrement afin de pouvoir modifier, dans certains cas, les formes d’interventions. Il existe beaucoup de recherches qui montre que les stratégies sont efficaces.

L’idée d’une non intervention sur les troubles jusqu’à l’âge de 4 ou 5 ans est une erreur. De même que l’idée que ce genre  de troubles passeront tout seuls. Si le développement du langage a débuté avec des difficultés et qu’on ne modifie pas les conditions dans lesquelles ce développement se réalise, il parait improbable qu’un changement significatif dans un temps acceptable soit possible pour les parents.

Sources:

1 Commentaire

  • Marie Newton dit :

    Il y a maintenant une nouvelle appelation et procédé diagnostique qui n’exclue pas les difficultées cognitive. Dorothy Bishop has written a recent paper on DLD: developmental language disorder.

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