Le 21 juin est le jour le plus long de l’année et, depuis 37 ans, c’est aussi le plus musical. À cette occasion, nous vous présentons quelques études scientifiques qui prouvent les bienfaits de la musique sur le cerveau humain. Si l’on sait déjà que la musique adoucit les mœurs, elle recèle bien d’autres surprises encore !

1. Apprentissage : la clé (de sol) de la réussite

Une étude de l’université d’Amsterdam réalisée sur 147 enfants scolarisés au primaire a démontré que la pratique de la musique mettait dans de meilleures dispositions pour l’apprentissage et la concentration. La capacité à planifier ainsi que le vocabulaire s’améliorent nettement aussi. Grâce à cette étude, les chercheurs ont pu constater que la pratique des arts plastiques était bénéfique pour le développement des capacités visuelles et spatiales, mais que celle de la musique l’emportait sur la liste des bienfaits, notamment sur la globalité des résultats scolaires.

Apprentissage de la musique

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2. Dyslexie : victoire de la musique

La zone du cerveau qui réagit durant la pratique du langage se superpose en partie avec la zone de l’apprentissage de la musique. Des enfants dyslexiques ayant suivi des cours de musique ont présenté des progrès au point de “sortir des critères de diagnostic de la dyslexie”. Les progrès réalisés concernent notamment la discrimination sonore, la notion du rythme, la notion du temps et la précision du geste. Comparativement, des enfants ayant pratiqué les arts plastiques ont progressé, mais dans une moindre mesure. Musique 1 – Dyslexie 0

3. Lecture : quand la musique améliore l’apprentissage

Indépendamment des troubles de l’apprentissage, des chercheurs canadiens (Québec) ont découvert que l’apprentissage de la lecture est nettement favorisé si celui-ci s’accompagne de cours de musique (rythme, chansons, mélodie…). Concrètement, pour un temps d’apprentissage donné, les enfants qui partagent leur emploi du temps entre la lecture et la musique apprendront beaucoup plus facilement à lire que les autres.

Dyslexie et apprentissage de la musique

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4. Alzheimer : une mémoire musicale persistante

Hervé Platel, célèbre professeur de neuropsychologie exerçant à l’université de Caen, a démontré par ses recherches que la musique est étonnamment bien retenue par les personnes souffrant d’amnésie majeure. Dans le cas de la maladie d’Alzheimer notamment : les personnes qui écoutent une musique sont capables de la fredonner plusieurs mois après. Il semblerait que le cerveau fasse preuve d’une mémoire musicale inconsciente très performante. Cela ne s’arrête pas là concernant nos aînés, la musique aide les personnes atteintes de la maladie de Parkinson : elles arrivent à se déplacer si elles coordonnent leurs pas sur une musique rythmée.

5. La musique accélère le développement du cerveau

Californie : des chercheurs ont, une fois de plus, prouvé le lien entre l’apprentissage de la musique et le développement du cerveau. C’est-à-dire que le cerveau va s’organiser différemment sur les aires des mathématiques, du langage, des émotions, des relations sociales et de la motricité si l’enfant apprend à jouer d’un instrument. Le résultat, après deux ans de suivi sur des groupes d’enfants, est que ceux qui pratiquent la musique développent des compétences particulières, notamment sur le cortex auditif du cerveau.

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Les neurosciences n’ont pas fini de nous étonner. Les bienfaits de la musique sont nombreux, en apprentissage ou en thérapie. La musique libère de la dopamine dans notre cerveau, c’est un neurotransmetteur associé aux notions de plaisir et de récompense. L’abus de la musique n’est pas dangereux pour la santé, alors profitez-en pour écouter, jouer et danser autant que vous le voulez ! 

Musique pour tous !

Sources :

Francemusique.fr, “La musique facteur clé de la réussite scolaire”, 28 mars 2018

Dys-positif.fr, “Dyslexie et musique : ça marche”

Lepoint.fr, “Quand la musique est bonne pour le cerveau”, Gwendoline Dos Santos, 30 octobre 2015

Scienceshumaines.com, “De la musique pour apprendre à lire”, Diane Galbaud, mars 2017

Solidariteetprogres.org, “Étude : la pratique musicale favorise l’apprentissage du langage”, 20 janvier 2017

Rédacteur chez Hop'Toys, j'aime interviewer des professionnels pour écrire des articles. Amoureux de la langue française, je suis aussi jongleur de diabolo et auteur de chansons.

2 Commentaires

  • jean-louis dit :

    Pas n’importe quelle musique. Plus les études portent sur des enfants jeunes, et plus on voit que ce que certains appellent de la musique !, (rock etc) n’a pas les effets que vous dites;
    Eh oui, il faut en revenir à de vieux chnoques comme Mozart .

  • Caroline dit :

    Pourtant, l’effet ne dépend pas du genre musical ou des goûts de l’auditeur 🙂

    La preuve en a été apportée en comparant de la musique indienne raga, interprétée au sitar, un morceau de rap des Red Hot Chili Peppers, l’Adagio de la Neuvième Symphonie de Beethoven, une pièce dodécaphonique de Anton Webern, de la musique techno de Gigi d’Agostino et le Presto de l’Eté de Vivaldi. Tous les morceaux rapides (le Presto de Vivaldi, le rap des Red Hot Chili Peppers et la techno) augmentaient le rythme cardiaque et le rythme respiratoire de façon similaire.

    Pour le cerveau, Vivaldi et la techno ne sont pas si éloignés, alors que l’Adagio de Beethoven, et encore plus le raga, avaient l’effet inverse : cela démontrerait entre autres que ce n’est pas le style musical qui a des effets biologiques, mais le rythme 😉

    De la musique au battement de coeur: Un voyage dans les interactions complexes entre musique, cerveau et cœur
    Cognitive performance after listening to music : a review of Mozart Effect

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