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Publié le 17 octobre 2017 / par Julien / Temps de lecture estimé 30 min.

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Les animaux et leurs bienfaits pour les enfants

Sous forme de dossier, le meilleur des articles autour des animaux et de leurs bienfaits pour les enfants. Cheval, chiens, beaucoup de professionnels les utilisent au sein de leur thérapie pour le plus grand plaisir de nos loulous !  =)

Le cheval : Equithérapie

On a coutume de dire, dans le monde équestre, qu’évoluer au contact des chevaux est une véritable école de la vie. La patience, le sens des responsabilités, la volonté, le calme, la rigueur, la confiance en soi sont autant de qualités que le cheval nous permet de développer. Le cheval est un véritable récepteur de nos émotions.

Il peut se révéler un aide-soignant très compétent pour accompagner des personnes handicapées physiques ou souffrant de troubles psychologiques. L’animal exerce alors un rôle protecteur. Il devient le lien « miraculeux » par lequel le patient reprend contact avec le monde extérieur.

Avec l’équithérapie, le cheval est devenu l’allié précieux de certains thérapeutes pour soulager les maux de leurs patients. Une source de bienfaits pour le corps et surtout pour l’esprit.

Les origines de l’équithérapie

Les débuts de cette pratique remontent à 1960, les précurseurs ont été les suédois et les norvégiens. L’Angleterre et la France ont rapidement suivi et les premières associations se sont formées. Le premier congrès pour la rééducation par l’équitation a eu lieu en 1974 à Paris.

Equithérapie

Les différents types de thérapies

Les séances de thérapie avec le cheval, ne sont pas des moments d’acquisitions équestres ni des séances de loisir. Mais ce sont des temps d’accompagnement thérapeutique  qui sont prescrits ou indiqués par un médecin.

  • L’EQUITHERAPIE est un soin psychique fondé sur la présence du cheval comme médiateur thérapeutique. L’aide apportée dans ce cadre peut être de l’ordre psychique ou corporel. Elle ne se pratique pas uniquement sur le dos du cheval mais parfois juste à son contact, le toucher ayant un rôle majeur ainsi que le dialogue avec le thérapeute. Les activités sont adaptées à la personne suivant les soins.
  • L’HIPPOTHERAPIE se définie comme une forme de traitement physio thérapeutique (kiné) qui utilise à des fins thérapeutiques le pas du cheval comme outil. C’est une méthode de rééducation fonctionnelle. En comparaison de l’équithérapie cette forme de soin est plus passive. Le cavalier n’a pas d’action sur le cheval. Il ne lui demande rien. Il « subit » les mouvements provoqués par le déplacement de l’animal.
  • La TAC ou thérapie par le cheval créée en France dans les années 1980 par Renée Lubersac qui se rapproche grandement de l’équithérapie dans sa conception actuelle. Cette rééducation par l’équitation est motrice, affective et cérébrale. Le cavalier est ACTIF.
  • La RPC ou rééducation par le cheval qui nécessite une formation spécifique Cheval-Handicap.

Toutefois les nomenclatures restent confuses et ne font pas l’unanimité en sein même des professionnels. Dans tous les cas, ces différentes thérapies reposent sur le mieux être. Au centre,  la rencontre et le développement de la communication avec le cheval.

L'équithérapie comme façon de se soigner Equithérapie et handicap

A qui s’adresse l’équithérapie ?

Elles s’adressent à toutes personnes, enfants, adolescents ou adultes en demande de soins, dans les domaines de la pathologie physique ou mentale ou présentant des difficultés  psychiques. Par exemple : dépression, troubles des comportements alimentaires, addictions, désorientation ou encore en rupture sociale.

L’hypothérapie est particulièrement adaptée aux personnes souffrant de sclérose en plaque. Mais également aux personnes souffrant de troubles du langage, de psychose infantile, d’hyperactivité ou de difficultés d’intégration. Elle s’adresse à toutes les personnes, adultes, enfants désireuses de vivre une complicité, de mener un travail avec le cheval. Tout cela pour repousser les limites imposées par le handicap.

Objectifs & bienfaits de l’équithérapie

L’équithérapie entend soigner « les maux de l’esprit ». Les objectifs sont :

  • Développer l’équilibre grâce au pas de l’animal, allure lente et donc rassurante et agréable qui mobilise le bassin vers l’avant, l’arrière et les côtés ;
  • S’amuser par des jeux ;
  • Se muscler, car bien pratiquée, l’équitation ne fait pas mal au dos, elle le muscle et peut même corriger une scoliose naissante ;
  • Faire travailler les mains, en prenant les rênes, la crinière, en caressant le poney ou en le brossant ;
  • Se faire plaisir avant tout.

L’équithérapie est bénéfique pour les personnes handicapées ou polyhandicapées car elle leur permet de pratiquer un sport, sans même qu’elles ne s’en aperçoivent. C’est d’ailleurs le seul sport qui se pratique avec un animal.

Le mouvement du bassin que crée le pas du cheval est inconscient, et c’est une sensation nouvelle pour certaines personnes en fauteuil et une occasion agréable de se déplacer. Le cheval, en effet peut faire vivre au cavalier lourdement handicapé un mouvement qu’il ne pourra jamais lui-même initier. Et il  le fera travailler sur des espaces du corps qui, du fait du handicap, ne sont jamais sollicités.

La TAC sollicite l’équilibre souvent précaire du fait du handicap et permet de trouver un meilleur ajustement tonique face aux situations nouvelles. Le rythme du pas du cheval est le même que le rythme cardiaque (environ 70 pas par minute). Il est donc agréable et a un effet apaisant.

Apprendre au contact des chevaux Cheval et enfant handicapé Cheval et thérapie

Les contacts avec le cheval et la nature sont motivants, vivifiants, la rencontre avec le cheval est souvent synonyme d’épanouissement et d’acquisition de l’autonomie. Imaginons ce qui se passe dans la tête d’un enfant en fauteuil roulant qui, un beau jour, prend conscience qu’il n’est plus obligé de lever la tête pour regarder les autres !

Le cheval offre une deuxième caractéristique essentielle dans le travail avec la personne handicapée : il est non jugeant. Rien dans son regard ou dans son attitude ne laisse entendre le rejet, l’incompréhension. Il accepte globalement la personne handicapée pour autant que celle-ci le respecte dans sa réalité de cheval. Il ne fait strictement aucune différence entre une personne handicapée ou « valide ».

Témoignages

Alexandre a vingt-huit ans ; il est polyhandicapé. Depuis un an, il vit une grande histoire d’amitié avec Fleur, le poney de l’association Equit’Aide. Cette rencontre l’a littéralement transformé. « En quelques mois, Alexandre a réalisé d’énormes progrès, explique sa mère, il peut aujourd’hui lâcher ses mains. Son corps s’est modifié, son dos et sa tête se sont redressés, son buste s’est musclé et ses jambes se sont allongées. » Mais au-delà de cette nette amélioration physique, Alexandre exprime également mieux ses désirs. Il parvient à se faire comprendre par la parole.

Cette histoire est loin d’être unique. Aujourd’hui, sur les 500 000 personnes souffrant de handicaps physiques ou de troubles mentaux en France, 100 000 pratiquent déjà l’équitation de rééducation.

Les responsables de structures spécialisées sont convaincus que ce phénomène n’en est qu’à ses débuts, car les mentalités changent et l’accueil des personnes porteuses de handicap dans un centre équestre n’est plus mal perçu par les cavaliers « valides ».

 Fédération nationale handi chevalCréé au début des années 1970, la Fédération nationale handi cheval en est le témoin privilégié.

A travers une vingtaine d’associations locales agréées, elle accueille les personnes porteuses de handicap et leur propose des formations spécialisées, encadrées par des éducateurs et des cavaliers chevronnés.

Quentin, 8 ans, est autiste. « L’intégration dans le centre équestre, au milieu d’enfants, lui a permis de progresser dans la relation avec l’autre et au niveau de la parole. C’est tout un contexte, il y a la nature, les enfants, le cheval, le chien. On voit bien qu’il ressent du plaisir » «  Pour un autiste, l’équithérapie est favorable pour la communication que le cheval peut amener : le rire, la parole, etc. C’est aussi un repère corporel » précise Isabelle Labaune, responsable de l’association Handi-Cheval 65 et diplômée d’état.

karine Martin« Depuis deux ans, Karine Martin psychothérapeute de formation, se consacre exclusivement à l’équithérapie. Pour elle, la présence du cheval permet à la thérapie d’avancer plus vite que dans le cadre classique. « le cheval est un animal complètement authentique. Il a un regard non jugeant : il vous prend comme vous êtes. On ne peut pas tricher avec lui, ni instaurer de relation si l’on n’est pas soi-même. »

Témoignage de la maman d’Ilona atteinte du syndrôme de Rett : « Cela fait à présent un an qu’Ilona monte à poney. Elle est métamorphosée depuis… Il existe une réelle complicité entre eux deux. Elle le promène avec la longe, il l’attend, vient vers elle spontanément ; elle fait du toboggan sur sa croupe, des câlins à n’en plus fini… Lors de la dernière séance, elle est montée à cru. Elle est restée droite comme un « I » plus d’une demi-heure ! Et puis, elle n’arrête pas de gazouiller quand elle est sur lui…Depuis, elle est beaucoup plus souriante et joyeuse : la rose s’est éclose ! »

L’expérience d‘un établissement spécialisé sur l’autisme

Maison des oiseauxLa Maison des oiseaux, qui accueille des jeunes adultes autistes, a mis en place une activité d’équithérapie, en partenariat avec la mairie et les haras nationaux. « L’animal va créer la relation en apportant un côté affectif », poursuit Isabelle Taimiot, l’animatrice.

Avec le cheval, la relation est claire, simple et honnête et, cela, certains autistes le ressentent. Avec les humains, ce n’est pas la même chose, il y a tout le temps un mélange d’émotions qui rend les choses plus compliquées».

Pour autant, la relation ne se construit que pas à pas, chacun selon son rythme et son rapport à l’animal. «Certains montent dessus mais d’autres n’osent même pas le toucher au début, indique ainsi Isabelle Taimiot. Les parcours de chacun sont individualisés avec des séances qui réunissent au maximum trois personnes. Elles sont très structurées : on travaille avec des pictogrammes pour permettre aux autistes de visualiser chaque tâche, brosser le cheval, le monter, enlever la selle…»

« Avec le cheval, la relation est claire, simple et honnête. » Les objectifs aussi sont individualisés : pour les uns, il s’agira de développer l’affect, à travers le toucher notamment, pour d’autres de travailler l’habileté, à l’aide d’exercices de préhension, en brossant le cheval par exemple, pour d’autres encore la confiance en soi et la valorisation de la personne.

Isabelle Taimiot

L’équithérapie ne convient pas à tous les autistes. Pour certains, cela peut être plutôt la musique, le jardinage ou autre chose.
Mon principe, c’est le volontariat. A nous de décrypter leur comportement pour voir si ça leur convient. C’est un travail d’équipe au sein de la Maison des oiseaux. On travaille tous dans la même direction  et on se réunit régulièrement pour mettre en place des programmes individualisés pour chaque autiste.»

En savoir plus :

Une sélection d’ouvrages :

  • L’enfant et l’animal (« Les émotions qui libèrent l’intelligence » Hubert Montagner Édition Odile Jacob).
    jacobExplique tout ce que l’interaction avec un animal peut favoriser chez l’enfant : apaisement, sécurité affective, élans vers l’autre, communication, socialisation, attention, intelligence, imagination, créativité, confiance et estime de soi.
  • Ces animaux qui nous font du bien (Jean-Louis Victor Édition Delville).
    animaux qui font du bien jean louis victorOu comment les animaux peuvent être thérapeutes et sauveurs tant vis-à-vis des enfants autistes ou psychotiques que pour tirer de la dépression ou du stress, ou pour soulager des handicaps physiques ou mentaux.
  • L’enfant et la médiation animale (François Beiger Edition Dunod).
    François Beiger Edition DunodIci, la complicité qui se crée avec l’animal permet le développement de liens affectifs qui deviennent rapidement des repères, une empreinte rassurante pour l’enfant.

Liens vers une sélection de quelques sites intéressants :

Témoignage des quelques belles expériences
« L’enfant cheval », le roman de Rupert Isaacson : les critiques de quelques lectrices.

Source

Cheval : Interview d’une Kiné pratiquant l’équithérapie

Mélanie Bodelet est kinésithérapeute, mais pas que : elle a ouvert un centre d’équithérapie « Kiné à l’étrier » en 2012, alliant ainsi son métier à sa passion : l’équitation.

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Quel est votre parcours ?

J’ai toujours été attirée par le monde du cheval, et ce depuis toute petite. Lorsque j’ai débuté mes études je m’étais renseigné sur comment rattrapé le monde du cheval par la suite, et j’ai donc trouvé cette formation en équithérapie qui existait. J’ai été diplômée en kinésithérapie en 2009, et l’année suivante, je débutai ma formation en équithérapie !

Pourquoi avoir choisi l’équithérapie ?

Cela permettait d’allier mon métier à ma passion, l’équitation est pour moi une véritable passion de petite fille. J’ai toujours rêvé de faire de l’équitation, j’en ai parlé très longtemps à mes parents avant qu’ils acceptent. Nous habitions alors en région parisienne, et ce n’était pas un « sport » commun. Avec force de persuasion, je les ai convaincu et ai pu commencer l’équitation à l’âge de 16 ans.

J’ai acheté une ferme il y a un an et demi aux alentours de Pujols, dans le Lot et Garonne. Durant deux après-midi par semaine, je propose des séances d’équithérapie.

Qui peut bénéficier de l’équithérapie ?

Des patients aussi bien enfants et adultes. Etant donné que je suis kiné, je m’occupe principalement de patients ayant des troubles moteurs. Actuellement, j’ai une petite fille de 4 ans, Lola,  porteuse d’un handicap moteur et cérébral et qui a commencé les séances lorsqu’elle avait tout juste deux ans. Les progrès sont impressionnants.

Les patients ont souvent une lourde pathologie, et les soins en salle sont assez restreints. Lorsque ce sont des prises en charges régulières, quasi-quotidienne, on arrive vite au bout du travail en salle. En équithérapie, nous sommes en extérieur, on travaille avec un animal, les patients n’ont pas l’impression de venir en séance, bien au contraire : ils viennent prendre du plaisir avec l’animal, ils viennent s’occuper d’un animal, le rapport est vraiment différent. On arrive à faire faire des choses aux patients qu’ils ne pourraient pas faire en salle.

Le fait d’être assis sur un cheval stimule tous les muscles du corps. Il permet d’avoir une certaine posture, d’étirer les muscles. Il mobilise la colonne vertébrale d’une façon dont le corps n’a pas l’habitude. Cela permet également de gérer et trouver l’équilibre mais aussi de connaitre ses limites.

Pour reprendre l’exemple de Lola, qui a 4 ans, en salle j’ai du mal à lui faire ouvrir les mains, à travailler la préhension, à attraper des objets, alors qu’en séance d’équithérapie. Je lui demande d’attraper la brosse pour brosser le poney. Et de lever le bras pour lui brosser le dos, c’est un petit poney, mais vu qu’elle est petite, il faut vraiment qu’elle tende le bras. Ce sont vraiment des efforts qu’elle fait lors de ses séances d’équithérapie. Des efforts qu’elle ne ferait pas en salle, dans un cursus de soins classiques.

Découvrez la fin de cet interview sur notre article Mélanie, kinésithérapeute, nous parle de l’équithérapie.

Jeux, médiation par l’animal et Troubles des Apprentissages.

On vous propose la réécoute de François Beiger, Psychanalyste en médiation animale, Zoothérapeute mais aussi Ethologiste canin, qui avait participé aux journées d’exposition Hop’Toys au Ludopole de Lyon les 12 et 13 juin 2015.

 

Chien : Thérapie assistée par les animaux

Nous avons collaboré avec les professionnels de I-Dog à Valence en Espagne en mettant à leur disposition des produits de la gamme Hop’Toys.

Témoignage de Mar, thérapeute chez I-Dog.

«Nous avons utilisé les buzzers dans de multiples activités ! Dans l’une d’elles, les buzzers sont disposés contre un mur à une hauteur accessible à Naora, le chien. Nous avions au préalable entrainé Naroa pour qu’elle comprenne des instructions simples liées à la couleur de chaque buzzer. L’enfant donne alors à Naroa des instructions orales afin qu’elle aille appuyer avec sa truffe sur le buzzer choisi par l’enfant.»
niche du chien

la niche du chien

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les cartes Webber – Les paires

Lagunkan, Intervention assistée avec animaux en Irun Guipúzcoa (Espagne)

Lagunkan est une structure composée d’une éducatrice et d’une psychologue, formée toutes les deux aux interventions assistées par les animaux. Leurs mission est d’améliorer la qualité de vie des personnes à travers l’interaction avec des animaux, notamment des chiens.

Le public concerné : Personnes, enfants, adultes ou seniors, avec Autisme, Besoins spécifiques, Handicap mental ou physique, Maladie chroniques et terminale.

Découvrez comment les produits Hop’Toys sont utilisés dans cette structure !

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Nous avons travaillé la reconnaissance des émotions (triste, contente…) avec les ballons émotion en demandant à des utilisateur senior d’identifier. Et aussi de reproduire l’émotion de son ballon. La présence du chien encourage la communication en rompant des barrières psychologiques.

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les balles émotions

Avec le lancer des anneaux nous avons travaillé la discrimination des couleurs et la motricité. Le chien emmène l’anneau d’une couleur au patient pour qu’il le lance dans la tige correspondant à la bonne couleur.

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le lancer d’anneaux

Voici les produits testés par Lagunkan :

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La tourte de classement

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le tactilo surfaces

 

Exemple avec l’interview à Bocalán Biak Bat

Il y a peu, l’équipe Espagne d’ Hop’Toys a interviewé Bocalán Biak Bat, une association à but non lucratif qui réalise des thérapies assistées avec les animaux. Le sujet étant très intéressant, nous avons voulu vous le partager 🙂 !

DSC01586En quoi consiste la thérapie assistée avec les animaux ? 

La thérapie assistée est une intervention avec un caractère thérapeutique qui a pour but d’améliorer le niveau physique, émotionnel et social et/ou cognitif des patients. Elle fait alors participer un animal comme élément différenciateur par rapport aux autres types d’interventions.

L’inclusion d’animaux à l’intérieur des processus thérapeutiques apporte une véritable motivation. Elle permet aux professionnels d’obtenir une meilleure participation des personnes.

 

En quoi consiste l’intervention ?13062861_975233625845493_8446871892626672824_o (1)

L’innovant programme « quatre pâtes, milles sourires », joint les troubles de l’attention pour les enfants de 0 à 16 ans et la thérapie assistée avec les animaux. Ce programme montre que la thérapie assistée par les animaux est un complément. Il favorise le développement grâce au moyen de l’interaction entre l’animal et le patient.

Les études comme celle de Esteves et Stokes (2008) concluent que la présence d’un chien se traduit par une augmentation des comportements sociaux et font aussi référence à l’effet calmant des chiens (Katcher et al (1983) entre autres).
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Le chien joue un rôle clé car il favorise un climat propice à l’apprentissage. Les chiens permettent :

  • d’améliorer l’attention
  • de se relaxer
  • d’augmenter l’initiative et la participation
  • d’apporter de la confiance en ne jugeant pas et en facilitant la communication

Les interventions vont s’adresser aux enfants avec des difficultés dans leur développement ou des risques d’en subir (Autisme, handicap mental, paralysie cérébrale, retard de langage, phobies…) Nous réalisons ces interventions en réalisant des sessions individuelles et en adaptant les objectifs aux besoins de chaque enfant et de chaque famille.

Quels outils utilisez-vous?

Les outils que nous utilisons sont très variés, mais nous mettons un point d’honneur à ce que chacun d’entre eux soient adaptés pour les enfants et pour les animaux.

Voici une petite liste du matériel que nous utilisons le plus :  les balles multisensorielles, les ballons émotions, les tunnels de motricité,  les parcours moteurs sensoriels et d’équilibre, les jeux de souffle, les imagiers, les jeux de mémoires, les puzzles, les jeux de logique

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Quels sont les bénéfices?

Ce qui apparaît le plus flagrant comme bénéfice est le fait que les séances sont perçues comme du jeux et non pas comme une intervention thérapeutique. Grâce aux animaux, les enfants vont plus participer sans s’en rendre compte.

Les familles parlent…

  • « Après les séances, je pars avec le sentiment qu’il a beaucoup travaillé et qu’il s’est beaucoup donné mais tout en étant très content et heureux. »
  • “Ces séances aident beaucoup à le faire communiquer, c’est cela qu’il lui manquait le plus »
  • “Nous avons noté un énorme progrès, maintenant il se force beaucoup plus à communiquer et à utiliser des mots simples pour demander des choses concrètes comme par exemple demander de l’eau »
  • “Le meilleur de cette thérapie est que même en jouant, mon enfant apprend sans s’en rendre compte ! Pour lui, c’est une récompense d’aller à a Bocalán Biak Bat  pour être avec les chiens ».

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Sur vous

Bocalán Biak Bat, nous sommes une association sans but lucratif avec notre siège à Alsanua en Navarre. L’association est composée d’une équipe multi disciplinaire. Depuis 2011, l’objectif est d’améliorer la qualité de vie des personnes porteurs de handicap ou en difficultés sociales, à travers l’implémentation de programmes de chiens d’assistances et de thérapie et éducation assistée avec les animaux.

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Chien d’alerte épilepsie

Les chiens sont les meilleurs amis de l’homme selon le célèbre adage. Ils apportent compagnie, amour et aide au quotidien dans certains métiers mais aussi pour beaucoup de personnes porteuses d’un handicap. On connaissait les chiens guides pour le handicap visuel, les chiens d’éveil pour les personnes porteurs de troubles autistiques. Mais connaissiez-vous les chiens qui alertent les crises d’épilepsie

Comment les chiens sentent arriver la crise d’épilepsie?

Tout d’abord il est important de préciser qu’il peut y avoir des chiens détecteurs de crises. Comme il peut y avoir des chiens d’assistance en cas de crise. Les deux sont complètement différents.

  • Les chiens détecteurs de crises sont ceux qui « sentent » que leur maître est sur le point de faire une crise d’épilepsie. Et qui va le prévenir. Ces chiens s’ils sont dressés pour, peuvent également devenir des chiens d’assistance en cas de crise.
  • Les chiens d’assistance en cas de crise, eux, sont des chiens qui effectueront des tâches d’assistance médicale en cas de crise. Comme par exemple activer un système d’alarme ou alors aller chercher quelqu’un de la famille.

Aujourd’hui nous ne savons pas encore comment les chiens peuvent sentir arriver une crise. Les scientifiques avancent plusieurs hypothèses. Ils parlent de changement des impulsions électriques dans le cerveau. Une modification du comportement ou encore des odeurs spécifiques à la crise d’épilepsie en devenir. Mais jusqu’à présent cela reste encore inexpliqué.

Comment les chiens préviennent leur maître ?

Un chien « sentant » arriver une crise d’épilepsie va prévenir son maître de l’arrivée de celle-ci. Il peut alors aboyer, tirer sur un vêtement de son maître ou encore tenir sa main dans sa gueule. Grâce à cela, les personnes vont pouvoir prendre les mesures nécessaires pour se mettre en sécurité ou prévenir des personnes avant que la crise ne subvienne. Cela peut également être une grande aide pour les parents d’enfants faisant des crises d’épilepsie car le chien par son comportement va pouvoir les avertir. C’est le cas par exemple de la petite Brianna Lynch.

En plus de prévenir, certains chiens sont de véritables anges gardiens durant les crises de leur maître. Ils les protègent de chutes par exemple, alertent des personnes ou se couchent sur elles pour éviter des situations dangereuses.

Dans la vidéo ci-dessous vous verrez des témoignages et des exemples concrets :

CHIENS DETECTEURS CRISES D EPILEPSIE par richardanthony

Comment peut-on recevoir un chien d’assistance pour personnes épileptiques ?

Comme nous vous l’avons indiqué plus haut, il existe des chiens détecteurs de crises et des chiens d’assistance de crise. Selon vos objectifs, la recherche ne sera pas la même. Concernant les chiens d’assistances, vous pouvez vous tourner vers des dresseurs pour mettre en place un plan de dressage avec lui ou encore vers l’association handichien qui a pour objectif en 2016 de remettre son premier chien d’assistance pour personne souffrant d’épilepsie.

Concernant les chiens détecteurs de crises, cela est plus difficile. En effet, il faut avant tout faire des « tests » avec les chiens que l’on vous propose. Mais les chiens dressés dans le but d’assister des personnes souffrant d’épilepsie ont beaucoup plus de chance de prévenir que les autres. Dans tous les cas, un lien fort devra se créer entre le chien et le maître.

Et pour en savoir plus sur l’épilepsie ou pour sensibiliser n’hésitez pas à imprimer et à partager notre infographie sur le sujet.

N’hésitez pas à nous laisser un commentaire si vous avez un chien d’assistance. 🙂

Handi’Chiens : un témoignage de Gabrielle et Guinée

Épisode 1

Comme le dit le père de Claudia et Gabrielle, nos deux filles autistes, on ne peut pas forcer la main du destin, mais on peut influer pour qu’elle nous caresse plus qu’elle ne nous écrase.

Récemment nous avons rencontré des personnes qui offrent un atout que nous espérions et attendions depuis longtemps, un atout dont nous aurons besoin pour nous accompagner sur notre chemin.

familleC’est une nouvelle vie pour notre famille, nous accueillons Guinée, un chien d’éveil spécialement éduqué pour répondre aux besoins des personnes autistes, trisomiques, polyhandicapées, avec l’association Handi’Chiens.
Guinée est généreusement parrainée par les Kiwanis de la Baule associés à 9 autres clubs de l’ouest.

La découverte d’Handi’Chiens

Notre épopée débute le 4 juillet 2012 à 3 heures du matin !
A la recherche d’inspirations pour aider mes filles dans leur quotidien, j’erre sur la toile, de sites en blogs, et je découvre l’association Handi’chiens sur le blog de Virginie, maman d’un petit garçon extra-ordinaire.
Son récit de la rencontre entre Thomas et son chien d’éveil, Etic, me remplit d’émotions, une belle histoire dont je m’éprends. A ce moment là je ne réalise pas encore que le chien d’éveil est très différent d’un animal de compagnie. Ne ne réalise pas non plus le potentiel qu’il peut représenter en terme d’évolution de son petit maître.

La décision

En novembre 2012 à 7h31, autour du choix du boxer de deux petits jumeaux autistes qui suivent le blog de Claudia et Gabrielle, je me replonge dans ce que j’ai lu chez Virginie quatre mois auparavant.
Puis, à 11h25 l’évidence est omniprésente : les besoins de Gabrielle correspondent à ce qu’un chien d’éveil peut apporter. Et j’entrevois comment faire intervenir un chien auprès de Gabrielle dans ses crises les plus difficiles. C’est à ce moment-là que je comprends réellement ce qu’est l’aventure Handi’Chiens . Et la qualité de vie qu’elle pourrait offrir à Gabrielle ainsi qu’à toute note famille.

Pendant deux mois je lis tout ce qui me tombe sous les yeux autour de l’association. Et je le partage avec mon époux, le papa de nos deux beautés. Réalisant à son tour qu’avoir un Handi’Chiens à la maison pour Gabrielle est tout autre chose qu’avoir un chien de compagnie. Le papa est entièrement conquis et enthousiasmé par le projet, lui qui n’a jamais voulu avoir de chien. J’ai toutefois peur qu’il change d’avis. Je nous laisse deux mois de réflexion afin d’être certains  d’aborder ce changement de vie en harmonie.  En tant que couple et que parents d’enfants différents.

En effet, si nous n’étions par soudés autour de ce projet, l’arrivée d’un Handi’Chiens n’aurait fait que compliquer le quotidien, au lieu de l’alléger.

handi'chiensMes lectures de chevet sont les témoignages des familles bénéficiaires, les blogs des familles d’accueil. Mais aussi les livres autour des chiens en général toutes races confondues. Leurs physiologies, leurs psychologies, leurs éducations, leurs comportements, leurs maladies, leurs soins.
Je m’attache plus spécifiquement aux labradors et goldens retrievers puisque Handi’Chiens travaille uniquement avec ces deux races.

Tout ceci dans un but bien précis. Celui d’évaluer les contraintes que représentent l’accueil d’un labrador ou d’un golden retriever âgé de deux ans chez nous. Et l’investissement que chaque membre de la famille sera en capacité d’apporter à un animal. Il est bien plus qu’un compagnon : un thérapeute à quatre pattes.

Episode 2 – La préparation

Merci à Emilie, maman de Gabrielle pour son témoignage ! Découvrez son blog Notre Bohème sur le quotidien de Gabrielle et Claudia et le jour où G&G sur Gabrielle et Guinée.

 

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A propos de l'auteur

Julien est chargé des réseaux sociaux chez Hop'Toys. Sur ce blog, il assure la rédaction de certains articles. Son terrain de jeu favori : les loisirs créatifs.



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