Comme vous le savez, chez Hop’Toys, nous prônons l’inclusion ! Mais, il nous arrive de vous parler d’écoles spécialisées comme des écoles pour les troubles DYS car elles ont une démarche d’accompagnement dont les écoles ordinaires peuvent s’inspirer, se rapprocher, toujours dans un objectif commun : que TOUS les enfants se sentent bien à l’école pour apprendre. Ces écoles spécialisées ont également une approche pédagogique différente des écoles ordinaires qu’il nous semble intéressant de partager. En cette 14e Journée nationale des DYS, découvrez, donc, la démarche et le fonctionnement de l’école ÉCREAdys !

ÉCREAdys, une école élémentaire alternative

ÉCREAdys est une école élémentaire alternative, libre et autonome, qui accueille uniquement des élèves, entre 6 et 11 ans présentant des troubles des apprentissages (dyslexie, trouble développemental de la coordination – TDC, troubles spécifiques du langage oral – TDLO ou dysphasie…), un TDAH, ou encore une précocité intellectuelle.

Les élèves y trouvent toutes les adaptations nécessaires, tous les outils, pour apprendre à leur rythme (outils scolaires ergonomiques, ordinateurs, supports visuels adaptés, textes au format adapté, objets multiples de manipulation pour les mathématiques…).

>> À télécharger gratuitement : « Les troubles DYS et la dyspraxie en infographie » 

Redonner confiance en l’école et goût aux apprentissages

L’école, ouverte depuis la rentrée 2018 à Sarreguemines (Grand-Est), comporte pour l’instant une classe multi-niveaux de 9 élèves. Chacun d’eux a souffert dans l’école traditionnelle. Ces enfants sont, en effet, très sensibles, car ils peuvent se sentir différents. Différents par rapport aux autres camarades ou parce que le professeur ne peut pas prendre du temps pour eux autant qu’ils en auraient besoin. À leur arrivée à ÉCREAdys, il a fallu leur redonner confiance en l’école et goût aux apprentissages. En octobre, certains sont déjà apaisés, retrouvent un meilleur sommeil et sont moins stressés.

>>À découvrir aussi : Franchemont, une école qui « soigne »

Rythme adapté aux élèves

La classe est encadrée par deux adultes, une enseignante et une aide pédagogique. Leur travail, tout en bienveillance, consiste à accompagner les enfants, les valoriser, les rassurer, mais aussi à accompagner les familles. Un travail « global », en partenariat avec les professionnels qui gravitent autour des enfants (ergothérapeutes, orthophonistes, psychologues…) est mis en place.

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Le rythme de la journée est également adapté. À ÉCREAdys, il n’y a pas de devoirs à la maison, pas de notes. Les élèves sont évalués sans qu’ils le sachent. Et ils font un tas d’activités intéressantes (animation d’une radio, photographie, travail sur les émotions, théâtre, chant, méditation…). Les journées ne sont pas plus courtes, mais les élèves écrivent moins, ils n’ont pas à produire autant d’écrits que dans une école ordinaire. L’apprentissage est axé sur l’acquisition des bases. Surtout, la maîtresse a la possibilité de prendre le temps que les choses soient acquises avant de passer à autre chose. Elle n’a pas la pression du groupe qu’il faut faire avancer, du programme à terminer. L’organisation n’a rien à voir avec les niveaux scolaires.

La fatigabilité des enfants est également prise en compte. Les troubles DYS demandent beaucoup d’efforts, entraînent des difficultés de concentration et d’attention.

>> À lire aussi : « Tout savoir sur les différents types de dyspraxie »

Les élèves s’y sentent mieux

Mettre son enfant en école ordinaire ou en école alternative doit être un choix partagé avec son enfant. En effet, certains enfants DYS se sentent très bien en école ordinaire et dans ce cas là, c’est ce qu’il va falloir privilégier pour le bon développement de son enfant. Pour d’autres, cela devient compliqué au quotidien, ils se sentent incompris, peu soutenus…
Pour eux, il ne faut pas hésiter à se renseigner sur les écoles alternatives (pour les DYS, classe flexible, dispositif ULIS) afin qu’ils puissent retrouver confiance et estime de soi et apprendre à leur rythme dans les meilleures conditions. On fera vraiment du cas par cas et en fonction de son enfant. Les enfants en situation de handicap sont en classe ordinaire si leur niveau scolaire et leur autonomie leur permettent de suivre avec leur classe d’âge. Il peut y avoir la présence d’une AVS/AESH, qui va être une aide, mais qui ne va pas apprendre et comprendre à la place de l’enfant.

>> Lire aussi « Enseigner en Ulis : un défi pédagogique et humain » 

Privilégier la manipulation

Pour les apprentissages, l’école privilégie la manipulation pour une meilleure compréhension et assimilation des notions abstraites comme les mathématiques par exemple. Cela se fait autour d’activités avec des outils adaptés.

Par exemple, pour les enfants DYS plus précisément dyscalculiques (difficultés à comprendre et à utiliser les nombres), on peut proposer des activités autour de l’apprentissage des nombres, des additions, des soustractions avec les Sumblox ou encore des fractions avec les tours d’équivalences en s’inspirant de la méthode de Singapour ! En abordant toute situation mathématique sous la forme d’un problème à résoudre et en suivant, comme le préconise cette méthode, les 3 étapes de réflexion pour y parvenir : la manipulation, la modélisation et l’abstraction.

Des idées d'activités avec les Sumblox

>> Pour en savoir plus : « Mieux comprendre mon enfant : la dyscalculie »

En dehors d’une scolarisation dans une école spécialisée, des aménagements matériels et pédagogiques, des aides techniques peuvent être mises en place qui vont représenter un appui indispensable pour les enfants avec troubles DYS ou de l’attention. Ces aménagements pourront être mis en place notamment par l’établissement d’un Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP) ou Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS).

Dans tous les cas, quel que soit le modèle de scolarisation qu’on aura choisi pour eux, n’oublions pas que les EBEP comme on les appelle maintenant (Élèves à Besoins Éducatifs Particuliers) sont des élèves qui souffrent de ce que leur investissement dans le travail, leurs efforts ne soient pas toujours suivis d’effets. Très souvent, ce sont des enfants qui se déprécient, se croient nuls et glissent dans le découragement. Rappelons-leur que les troubles des apprentissages sont de véritables handicaps cognitifs et qu’ils n’ont rien à voir avec l’intelligence. Rappelons leur qu’ils sont capables et que c’est à nous, à la Société de mettre à leur disposition tous les outils, tous les moyens pour pallier leurs difficultés !

>> À télécharger : « Manipuler les fractions avec les tours d’équivalences »

Votre enfant a des difficultés d’apprentissage ? Quelle solution de scolarisation vous semble pour lui la plus adaptée ? N’hésitez pas à nous faire parvenir vos commentaires et témoignages !

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Alexandra est chargée des partenariats influenceurs et rédactrice d'articles sur le blog.

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