Le 10 avril, c’est la Journée internationale des frères et sœurs ! Venant tout droit des États-Unis, cette journée est l’occasion de célébrer les fratries ! Chez Hop’Toys, on a décidé de mettre à l’honneur les fratries exceptionnelles.

Une journée pour célébrer la fratrie

Des liens puissants

Dans le dictionnaire, la fratrie est définie comme un regroupement de frères et sœurs appartenant à une même famille. Mais, dans la réalité, aucun mot ne serait assez puissant pour décrire ce qui lie les membres d’une fratrie. Faire partie d’une fratrie, c’est faire partie d’un groupe de personnes uniques qui vont nous accompagner tout au long de la vie. Ce qui est sûr, c’est qu’aucune fratrie ne se ressemble. Aujourd’hui, nous allons parler des frères et des sœurs faisant partie de familles exceptionnelles où l’un des enfants est en situation de handicap.

Sara, 10 ans, grande sœur d’Aaron, 5 ans

Je souhaite qu’ils soient heureux, qu’ils guérissent leur handicap. Et surtout que les gens ne se moquent plus ; qu’ils les acceptent comme ils sont !

En France, il y a plus de 9 millions d’aidants, et nos fratries exceptionnelles en font partie. Bien qu’on ne parle pas assez souvent de leur présence et de leur implication. En effet, si on continue à parler de chiffre, ils seraient 500 000 sur notre territoire à avoir moins de 18 ans. Et ce rôle à un impact sur eux. Que l’on soit ravie, qu’on est la volonté et l’envie d’aider, peu importe l’intention, il existe tout de même une charge mentale sur la sœur ou le frère aidant.

Toutes les fratries sont différentes et ont un fonctionnement qui leur est propre. Pour les familles et fratries exceptionnelles, les problématiques peuvent varier, mais certaines sont constantes. Par exemple, la charge mentale/physique, consciente ou non, que les frères et sœurs qui ne sont pas en situation de handicap, peuvent être amenés à avoir.

Journée internationale des frères et sœurs

Des relations intenses et une richesse partagée entre les frères et sœurs

Vivre avec des frères et sœurs, c’est la garantie d’avoir de nombreuses histoires, des tranches de vie, des souvenirs à raconter. Quand on fait partie d’une fratrie exceptionnelle, c’est exactement pareil, mais en plus extraordinaire ! Se construire auprès d’un frère ou d’une sœur en situation de handicap peut être vécu de plusieurs manières. Cela offre la possibilité de se forger très tôt des valeurs fortes, telles que la maturité, l’autonomie, la tolérance, la solidarité, la bienveillance, et bien d’autres encore. Et d’un autre côté, cela aide à se sentir plus inclus dans la société, car c’est tout naturellement que l’apprentissage de l’inclusion commence à la maison, entre frères et sœurs, au sein même de la famille.

Pour certains, l’arrivée de leur petit frère ou petite sœur a été une véritable révélation et a fait naître des vocations. Vous pourrez retrouver des articles et vidéos retraçant le parcours de fratries exceptionnelles ayant un vécu tout aussi extraordinaire.

>> À lire : Trisomie 21, les fratries à l’honneur 

Mais comment faire pour créer une fratrie soudée ? Nous allons évoquer les situations qui peuvent être complexes à gérer, mais avant, on vous donne des solutions simples pour  créer un lien dès le départ à la maison. On peut aussi souder leur lien fraternel dès l’enfance en leur faisant partager les mêmes activités. Il existe de nombreux jeux qui offrent l’opportunité aux enfants de jouer tous ensemble.

Des jouets adaptés à une pratique collective pour tous

Le jeu est un des leviers permettant aux fratries de se construire ensemble, voici une rapide sélection de différents jouets qui facilite le lien.

 

jeux pour fratrie

Les jeux coopératifs : L’apprentissage de la coopération est essentiel pour améliorer les relations sociales, l’empathie et la compréhension de l’autre. L’acquisition de cette compétence permet d’améliorer la communication et de comprendre des valeurs morales importantes comme le respect, l’estime de soi et les habiletés sociales.

Par exemple, avec la balle knobbly, un ballon recouvert de picots fins et arrondis rendant la surface plus « adhérente » au toucher, vos enfants peuvent jouer ensemble au ballon.

Les contacteurs : Outils permettant d’aller au delà des limitations physiques imposées par un handicap. Il prend la forme d’un gros interrupteur, ils donnent l’opportunité à une personne de gagner en indépendance en rendant un geste possible. Les jouets adaptés sont des jouets qui disposent d’une prise jack sur laquelle on connecte directement un contacteur. Ainsi, une personne polyhandicapée pourra allumer les jouets en fonction de sa motricité grâce aux contacteurs.

Par exemple, ce T-Rex télécommandé peut mordre et rugir, mais aussi tourner à 360° ! La télécommande du dinosaure peut être reliée à 2 contacteurs, un qui le fait avancer et l’autre qui le fait tourner. Parfait pour jouer avec ses frères et sœurs ! Un jeu idéal pour apprendre la relation de cause à effet, mais aussi pour créer un moment de partage et de jeu à plusieurs.

>> À lire : Découvrez nos 25 jeux pour jouer en famille 

Des situations parfois complexes

Même si faire partie d’une famille extraordinaire, c’est que du bonheur, il faut quand même savoir reconnaître que certaines situations peuvent être complexes à gérer.

La jalousie

Dans toutes les fratries, la jalousie est présente à plus ou moins grande échelle. Dans les fratries extraordinaires, elle apparaît la plupart du temps de manière plus discrète. Cette jalousie est passée sous silence, car elle est parfois source de culpabilité. Culpabilité de jalouser l’attention des parents envers son frère ou sa sœur qui a des besoins spécifiques. Avec le temps et les bons outils, cela se transforme généralement en surprotection ou encore en fierté.

Il est important que les parents parlent avec les frères et sœurs qui ne sont pas en situation de handicap sur ce qu’ils peuvent ressentir et leur expliquer pourquoi ils agissent comme cela et aussi qu’il a le droit de ressentir ces choses-là. Une aide extérieure est parfois la solution la plus simple pour permettre aux enfants d’exprimer ce qu’ils ressentent, de valider leurs émotions et de les aider à mieux comprendre la place de chacun au sein de la famille.

La gestion de l’organisation familiale

Lorsqu’on est dans une famille extraordinaire , gérer son temps est une des clés de facilitation à la bonne entente familiale. Voici donc quelque incontournables à mettre en place selon les besoins de votre fratrie qui devrait vous faciliter la gestion quotidienne !

  • Protéger son sommeil
  • Leur offrir une alimentation équilibrée
  • Gérer le temps d’écran selon l’âge et l’impact
  • Profiter du grand air
  • Profiter de chaque moment partagé
  • Vivre au présent !!

L’âge adulte : Prendre le relai

À l’âge adulte, le rôle des frères et sœurs peut être amené à changer. La question du devoir familial va se poser.

Les réponses de chaque membre de la fratrie peuvent changer selon la relation et l’histoire vécue avec le frère ou la sœur. On peut devenir aidant à la place de ses parents. Ne pas vouloir que son frère ou sa sœur soit placé dans une résidence et préférer assumer la responsabilité dans son foyer.

Journée internationale des frères et sœurs - aidants

>> À lire : Découvrez le projet évasion handicap famille  

La famille, les premiers accompagnateurs

Pour clôturer cette mise à l’honneur des fratries comme il se doit, on va redécouvrir ensemble les témoignages de ses membres de fratries qui ont tenu à s’exprimer, à donner leurs points de vue et à se faire comprendre.

Je suis la sœur de l’ombre

Je suis la grande sœur d’une personne extraordinaire. Nous sommes adultes aujourd’hui. Et malgré tout l’amour qu’on a l’une pour l’autre, je me sens responsable d’elle pour la vie. Certains diront que c’est une chance. C’est également un lourd fardeau. Car enfant, je me suis trop souvent tue pour ne pas infliger plus de soucis à ma mère. Je suis la sœur de l’ombre. Celle qu’on sollicite, mais qui passe toujours après. Ce n’est pas une position facile car on culpabilise énormément. Alors oui, elle est extraordinaire. Oui, elle m’a appris beaucoup. Oui, je suis heureuse de l’avoir dans ma vie. Mais être frère/sœur d’un enfant différent ce n’est pas forcément simple. 

Témoignage recueilli sur Instagram. Merci à audreymunoz1978 

Enfant, j’ai ressenti un poids, une pression, une responsabilité bien trop lourde pour mes jeunes épaules

Quelle émotion de voir ce post tout à coup… Car oui, nous sommes souvent invisibles, seulement la sœur de…, à peine une personne à part entière. Enfin, pas partout, pas avec tout le monde et surtout pas toute sa vie. Me voilà moi-même maman maintenant, mais avant de le devenir, j’ai appris à m’épanouir moi-même en tant qu’individualité propre. Ce poids que je ressentais enfant s’est envolé avec le temps. Car oui, enfant j’ai ressenti un poids, une pression, une responsabilité bien trop lourde pour mes jeunes épaules. Mais c’est aussi ce qui fait ce que je suis aujourd’hui. Oui; il y a eu des moments durs (peut-être trop) mais il y a aussi de super moments, de super personne… Bref, j’arrête mon post. Ce n’est que mon ressenti très personnel. Merci d’avoir pensé à « nous ».

Un témoignage recueilli sur Instagram. Merci à celine.charron.10

 

journée internationale des frères et sœurs

>> À lire : Qui sont les jeunes aidants ?

Et vous, faites-vous partie d’une fratrie exceptionnelle ? N’hésitez pas à nous raconter vos anecdotes entre frères et sœurs et nous faire part de votre expérience de vie.


Sources : Thomas Blavet, 9,3 millions de personnes déclarent apporter une aide régulière à un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie en 2021, le 13/02/2023.

Aude Habert est chargée de communication et d'événementiel chez Hop'Toys.

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