L’autodétermination, c’est permettre à chacun de développer le plus d’habiletés pour « dire et faire pour soi ». Ce concept s’applique « ici et maintenant », à tout âge, pour les petites et les grandes étapes, et doit prendre en compte l’unicité de chacun. Dans le but de vous apporter des solutions inclusives, nous avons pris en compte vos retours pour créer du contenu. Sur nos réseaux sociaux, nous vous avions demandé à vous, aidants, vos techniques pour soutenir vos proches vers l’autodétermination. Avec votre participation, nous avons tiré des pistes de réflexion pour les aidants. Retrouvez les 6 grands points clefs de l’autodétermination ainsi qu’une infographie en téléchargement gratuit en fin d’article !

Quels objectifs ? Quand ?

Que sont « auto » et « détermination » ? Auto, c’est « moi » et détermination, en latin, ça veut dire « c’est moi qui décide ». C’est se fixer sa propre ligne de conduite, elle n’est pas fixée par quelqu’un d’autre. L’autodétermination. Être autodéterminé, c’est être acteur de sa vie dans la juste mesure de ses capacités. Mais c’est aussi construire un environnement facilitateur et adapté pour la personne. Un environnement qui permettra de prendre en compte les besoin des personnes !

En étant autodéterminé, c’est 4 grandes composantes, qui sont :

  • Être capable
  • Être autonome
  • S’organiser
  • Se connaître

Accompagner et faciliter

Pour accompagner vers l’autodétermination, il est important de réfléchir à comment on peut tous devenir des leviers plutôt que des obstacles. L’idée, c’est de permettre aux personnes d’agir pour elles-mêmes, et par elles-mêmes quand elles le peuvent. Par exemple, on peut proposer des outils facilitateurs, pour permettre l’expression de tous les talents et compétences : aides à la préhension, aux repas…

Cela permet de pouvoir évaluer le niveau d’autonomie, mais aussi de savoir comment on peut accompagner la personne pour qu’elle puisse progresser. Pour l’aider à avancer vers l’autodétermination, on peut aussi accompagner la personne pour développer les compétences socles tels que la relation de cause à effet, la motricité fine ou la gestion des émotions. Le but est donc de soutenir la persévérance, d’aider la personne à trouver ses propres solutions et de l’aider à les mettre en place !

Autodétermination accompagnement facilitateur

>> À découvrir aussi : Quelles tâches pour favoriser l’autonomie ? 

Offrir des opportunités d’expérimentation

Se connaître, c’est savoir qui on est, ce que l’on aime, ce que l’on n’aime pas… Et c’est un apprentissage qui se construit dès le plus jeune âge en laissant l’enfant tenter des choses, explorer par lui-même dans la mesure de ses possibilités, pour une meilleure conscience de soi. Et pour aider à se connaître, il est important d’offrir des opportunités d’expérimentation dès que possible, de construire des bouts d’expériences !

Permettre ces opportunités d’expérimentation, c’est aussi proposer de s’aventurer à des défis, à la hauteur de ses capacités, qui permettent d’aller un peu plus loin chaque jour. Explorer, c’est grandir, découvrir de nouvelles choses, et ça permet de mieux saisir et de comprendre son environnement !

Autodétermination opportunités d'expérimentation

Favoriser la prise d’initiatives

La capacité de prise de décision est une compétence qui permet aux enfants de gagner en confiance et en estime de soi. Être capable d’exprimer leurs préférences est un bon moyen de favoriser leur engagement et leur implication dans leur vie et dans leurs tâches quotidiennes. Pour renforcer et encourager à la prise d’initiatives et de choix, il est donc important d’accompagner le développement de compétences qui permettent de faire des choix, prendre des décisions, afin d’aller vers une autonomie de décision.

Un enfant choisit entre un gâteau et une pomme autodétermination

Pour l’aider, on peut alors intégrer la notion de choix au quotidien. Par exemple, « Qu’est-ce que tu aimerais manger ce soir ? « Comment veux-tu t’habiller pour aller à l’école demain ? ». Votre enfant devra alors faire un choix. Mais il faudra aussi adapter l’environnement pour permettre à la personne d’avoir un meilleur contrôle. Des objets comme les contacteurs pour faire un choix ou le tableau de choix peuvent l’aider à développer sa prise d’initiative en autotomie.

>> À lire aussi : 10 stratégies pour apprendre à son enfant à choisir 

Écouter la personne

L’autodétermination ne peut pas se faire si l’on n’écoute pas la personne concernée. En effet, c’est pour elle que l’on va adapter l’environnement et proposer des solutions. Il faut alors écouter ce que la personne a à dire, si cela convient ou non pour lui permettre de faire entendre sa voix. Mais l’écoute à aussi d’autres buts, plus importants encore.

Écouter la personne, c’est lui permettre de développer des compétences sociales, de savoir communiquer et échanger sur ses opinions, envies, ressentis et choix. La communication peut aussi être non-verbale, étant donné qu’il existe d’autres alternatives comme la langue des signes, les pictogrammes, les contacteurs… En faisant la promotion de la libre expression avec la personne, on lui permet de gagner une confiance en elle, de s’ouvrir aux autres.

Écouter la personne

Soutenir la personne

L’erreur est humaine et n’est pas grave, il faut apprendre à l’accepter comme une étape qui fait progresser. L’important est de ne pas s’arrêter à une seule erreur et d’aider à avancer, à aller plus loin en soutenant la personne. En permettant à tout personne en tant que citoyen quelles que soit ses forces et ses faiblesses, on l’aide à aller plus loin et à gagner confiance en elle. C’est en s’entraidant que l’on avance et que l’on progresse.

Pour aider la personne dans cette voie, il faut l’aider à développer sa flexibilité mentale, l’entraîner à s’adapter à des situations nouvelles. Ainsi, on l’entraîne à observer, tâtonner, réfléchir, se tromper et recommencer pour trouver comment réussir. Mais il faut aussi l’aider à comprendre et à gérer ses émotions, à les réguler. Petits pas par petits pas, on va alors rendre possible la réussite en adaptant chaque jour pour ne pas décourager la personne sans faire à sa place.

Soutenir, aider face aux erreurs

Changer de regard

Pour rendre la société plus inclusive, il est important de changer de regard et de mettre fin aux préjugés. Pour guider vers l’autodétermination, il est important de voir la personne et la reconnaître comme experte de son propre développement. C’est à partir de cette reconnaissance que la personne pourra décider de ses choix de vie, mais aussi qu’elle se sentira réellement incluse, reconnue.

Il faut aider la personne à trouver sa manière de faire les choses, nous sommes tous différents et il faut donc adapter les techniques et méthodes pour que chacun puisse parvenir à ses objectifs. En construisant autour de la personne, autour de ses capacités, de ses forces et de ses passions, on lui permet d’avancer, d’aller vers son objectif. C’est l’autodétermination.

Changer de regard pour aller plus loin ensemble

>> À lire aussi : Inclusion : Quels bénéfices pour les autres ?

Découvrez notre catalogue « En route vers l’autodétermination » !

Infographie 30 pistes pour accompagner ver l'Autodétermination


1 infographie à imprimer au format A4

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Taper la réponse pour valider votre commentaire * Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.