Comment accompagner la scolarité des élèves avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ? Quels sont les intérêts à la fois pour les élèves avec TSA, mais aussi pour les élèves neurotypiques et les adultes de l’école ? Quels aménagements faire dans sa classe et plus généralement dans l’école ? Déborah Perrelle est enseignante depuis septembre 2013 en dispositif ULIS. Dans cet article, elle répond à toutes ces questions et prouve une nouvelle fois que l’inclusion, cela doit être partout et tout le temps ! Pour le bien de TOUS les enfants ! 

Qu’est-ce que l’autisme ?

L’autisme est un trouble neurodéveloppemental présent dès la naissance et pour toute la vie, qui entraîne une perturbation du développement cognitif avec des répercussions sur le fonctionnement familial, scolaire et social.

En France, les Centres de Ressources Autisme (CRA) sont habiletés à poser un diagnostic d’autisme dès la première année de l’enfant, même s’il est encore trop souvent constaté tardivement. Les comportements spécifiques à l’autisme sont explicités notamment par le DSM 51 qui parle de dyade autistique :

Déficits de la communication et des interactions sociales :

  • de la réciprocité sociale ou émotionnelle, utilisée lors des interactions sociales
  • des comportements non verbaux
  • du développement, du maintien et de la compréhension des relations

Caractère restreint et répétitif des comportements, des intérêts :

  • Mouvements répétitifs ou stéréotypés
  • Intolérance aux changements, besoin absolu de se tenir à des routines ou à des comportements verbaux ou non verbaux ritualisés
  • Intérêts restreints ou fixes, anormaux dans leur intensité ou leur but
  • hyper/hypo sensibilités aux stimuli sensoriels : vue, ouïe, odorat, toucher, goût, systèmes vestibulaire et proprioceptif

Affiche "Un autisme pour chaque autiste"

>> À lire aussi :  » Préparer ses sens au déconfinement »

Comment « se comporte » un enfant avec un trouble du spectre de l’autisme ?

Chaque personne est différente, et de même chaque personne avec un trouble du spectre de l’autisme est différente : la difficulté à communiquer et interagir socialement est commune à chaque enfant avec TSA, mais l’envie d’aller vers les autres, la réaction aux sollicitations des pairs ou les moyens d’expression peuvent être très différents d’un enfant à l’autre.

Voici une liste non exhaustive et non exclusive des comportements que l’on peut observer chez un élève avec TSA :

  • manifeste de l’indifférence aux autres
  • manque de contact oculaire
  • ne joue pas avec ses camarades
  • agit de manière inadaptée avec les autres (rires, contacts physiques, violence…)
  • répète ce qu’on lui dit (écholalies)
  • parle de façon incessante sur un sujet particulier
  • fait tourner les objets
  • cherche à observer son reflet dans les miroirs, les vitres
  • des comportements « bizarres » (bruits, rires, gestes…)
  • ne supporte pas le changement / l’imprévu
  • manque d’imagination dans ses jeux
  • a un intérêt / un talent, mais pas au niveau du raisonnement social

Apprentissage : intérêt pour les élèves avec un trouble du spectre de l’autisme, les élèves neurotypiques et les adultes de l’école

Tout enfant a sa place à l’école, et l’accueil de tous dès la maternelle est un enjeu non seulement pour les élèves autistes, mais aussi pour les élèves neurotypiques et les adultes de l’école.

Intérêt pour les élèves avec TSA

L’intérêt premier est la socialisation : elle permet à l’élève de suivre une scolarité la plus ordinaire possible en développant des compétences sociales plus stables et des codes sociaux mieux intégrés. Même si ça doit prendre du temps, c’est au milieu de ses pairs qu’un enfant progresse le mieux. Acquérir des compétences sociales et scolaires par mimétisme est essentiel pour gagner en autonomie. De plus, le quotidien en classe est une condition pour développer des intérêts et compétences scolaires. L’élève qui se sent bien dans un groupe pourra s’intéresser aux activités proposées, y participer, réussir seul ou en équipe, et pourra petit à petit renforcer son estime de soi.

Petit garçon qui se bouche les oreilles avec ses mains.

>> À télécharger : « Infographie autisme : la vérité sur les idées reçues »

Intérêt pour les élèves neurotypiques

L’accueil de tous à l’école est un vrai enjeu de tolérance et d’empathie : l’élève neurotypique est confronté à la différence et doit chercher à comprendre l’autre pour accepter la différence sans en avoir peur. Au quotidien, il apprend à s’adapter aux besoins de ses camarades pour trouver des solutions collectives et faire ainsi de la classe un lieu de vie adapté à tous.
L’autisme étant caractérisé notamment par un déficit de la communication, les camarades d’un élève avec TSA développent de nouvelles formes de langage (gestuel, imagé, écrit…) et une aptitude à tout verbaliser, expliciter. Enfin, le partage, les échanges quotidiens permettent de s’enrichir des (hyper)compétences des autres, ce qui est essentiel pour vivre ensemble.

Intérêt pour les adultes de l’école (enseignants, AESH, agents de cantine, de garderie…)

L’adulte doit accepter de modifier ses pratiques

Accueillir un élève à besoins éducatifs particuliers oblige l’adulte à accepter de modifier ses pratiques, à se questionner sur leur bien-fondé et leur pertinence. Il se doit d’acquérir une rigueur d’organisation, prévoir, anticiper pour éviter toute perturbation de l’emploi du temps (qui pourrait déclencher une réelle angoisse à l’élève). L’adulte doit également accepter que tout ne fonctionne pas du premier coup. Heureusement, il pourra aider d’autres élèves à besoins éducatifs particuliers en adaptant pour les élèves autistes. En effet, la plupart des adaptations pensées pour l’autisme se révèlent utiles également pour les élèves dys, TDA/H, porteurs de trisomie 21…

Réduire les consignes

Le débit et la quantité de paroles sont des facteurs à prendre en compte face à des élèves avec des troubles de la communication. En effet, souvent les adultes parlent trop et les élèves se déconcentrent lorsqu’ils sont confrontés à beaucoup de langage oral. La consigne est alors noyée dans un trop-plein de paroles. Il faut absolument réduire les consignes pour n’en garder que l’essentiel.

L’adulte doit prendre en compte les besoins scolaires et sensoriels

L’élève avec TSA oblige l’adulte à être encore plus à l’écoute de l’autre, car il doit prendre en compte les besoins scolaires, mais aussi sensoriels, qui sont souvent délaissés dans les classes (trop d’affichages superflus, bruits de néons, trop ou pas assez de lumière, chaises accrochées au bureau, interdiction d’enlever ses chaussures…).

Gérer ses émotions

Enfin, accueillir un enfant aux besoins spécifiques dans un groupe permet d’apprendre à mieux gérer ses émotions. Afin de permettre à l’élève de les identifier et de les comprendre, il est important d’expliciter les émotions exprimées par les autres élèves, les adultes et l’enfant lui-même. De plus, un enfant autiste n’a pas toujours de « filtre » et peut dire des choses blessantes, mais il les dit comme il les pense, pas pour faire rire, faire de la peine ou mettre l’autre en colère. Il y a très peu de personnes avec un trouble du spectre de l’autisme qui maîtrisent « l’art du mensonge » et il n’est pas toujours évident d’entendre certaines paroles qui semblent complètement inadaptées : « tu sens mauvais », « je n’aime pas travailler quand tu es à côté de moi », « pourquoi tu as des boutons ? », et autres joyeusetés !

>> À lire aussi : « Autisme : troubles du comportement, 21 stratégies »

Où faut-il adapter ?

En classe

Limiter les stimuli

Afin de permettre à l’élève de se concentrer sur ses apprentissages, il faut limiter les stimuli sonores, visuels, olfactifs, tactiles inutiles et ne lui proposer que ce qui lui est nécessaire pour être apaisé. Vous pouvez par exemple mettre en place, selon ses préférences, une lumière douce ou forte, le silence ou un fond musical, un foulard avec un parfum rassurant pour contrer les effluves du repas préparé à la cantine toute proche, un fidget pour occuper ses mains et lui permettre d’écouter la consigne ou une chambre à air de vélo tendue sous sa chaise…

Casque anti-bruit et drôle de patate

Casque antibruit : léger, résistant et réglable, ce casque antibruit permet une réduction sonore de 22 dB bénéfique pour les personnes hypersensibles aux bruits. Il peut être replié pour tenir dans le creux de la main : c’est pratique pour le rangement et le transport !

Drôle de patate : ce bonhomme en forme de pomme de terre a une consistance très douce similaire à de la pâte à modeler. Il est recouvert d’une « peau » élastique qui invite à la manipulation. À Triturer et étirer pour changer à volonté l’expression de son visage !

>> À lire aussi : « Quels fidgets pour la salle de classe ? »

Privilégier les pictogrammes

Concernant les consignes, il est intéressant de privilégier le visuel : indiquer le pictogramme « souligner »/ « entourer »/ « barrer » à utiliser, numéroter les étapes de la consigne… Plus les tâches à effectuer seront décomposées, mieux elles seront effectuées par l’ensemble de la classe.

>> À télécharger aussi : « mon mémo des consignes scolaires »

Travailler à partir des centres d’intérêt

Si on veut impliquer un élève en classe, il faut arriver à le motiver. Avec un enfant avec un trouble du spectre de l’autisme, travailler à partir de ses intérêts est un bon moyen de l’engager dans une activité : les moteurs d’avions, les animaux marins, la couleur rouge, la contrebasse… S’il est impossible de toujours partir de ses centres d’intérêt, on peut tout de même lui donner un renforçateur quand il a rempli le contrat d’activité établi avec lui : un objet motivant, un livre sur le sujet qui le passionne, un puzzle, un jeu sur l’ordinateur…

L’élève avec TSA n’apprend pas de ses erreurs : il apprend ses erreurs.

>> À lire aussi : « Classe flexible et inclusive : la coopération »

En récréation

Le temps de récréation peut être source d’angoisse, car l’espace est ouvert (peu de limites verticales), avec beaucoup d’enfants en même temps qui ne sont pas tous connus, parlent forts, courent vite, arrivent de tous les côtés, jouent à des jeux variés et dont les règles ne sont pas toujours suivies…

Délimiter le temps et les espaces visuellement

Plusieurs aménagements permettent de cadrer ce moment particulier, notamment délimiter le temps et les espaces visuellement : proposer un Time Timer, utiliser de la craie au sol, des affiches sur le mur… Il faut parfois autoriser le casque, la capuche, l’isolement… en fonction des particularités sensorielles de l’élève.

Coin refuge

Un espace « refuge » dans un coin calme de la cour sera apprécié. Et si ce n’est pas possible, on peut alors envisager d’ouvrir une salle dédiée (sous surveillance d’un adulte évidemment). Il est souhaitable de ritualiser quelques jeux en petit groupe avec l’adulte jusqu’à ce que l’élève soit capable de choisir seul un jeu ou un groupe de camarades.

Time Timer et Tipi sensoriel

Time Timer classique : il permet à l’enfant de « matérialiser » le temps grâce à son système unique de représentation visuelle. Très simple d’utilisation : il suffit de tourner le disque rouge jusqu’à l’intervalle de temps désiré. La partie visible du disque rouge diminue au fur et à mesure que le temps s’écoule jusqu’à disparaître complètement. Il permet à l’enfant de « voir » le temps qui passe et de mieux le quantifier. Le Time Timer a sa place partout : à la maison, en classe, lors de séances de thérapie ou de rééducation.

Tipi sensoriel : un tipi ? On adore ! Encore plus, lorsqu’on peut s’y cacher et y faire des découvertes ! Il sert de cachette, de coin calme, de refuge ou même de coin sieste pour les plus petits. Ce tipi intimiste se monte facilement et permet de créer instantanément un petit espace sensoriel : agrémentez-le de coussins, d’une lampe UV de poche et d’un panier rempli de jouets sensoriels à explorer dans le noir !

>> À lire aussi : « Nos ressources à télécharger pour une société inclusive »

Éviter les surcharges sensorielles

Si l’on souhaite communiquer avec un élève pendant la récréation, il est important de faire attention à plusieurs éléments :
– déplacez-vous jusqu’à lui
– assurez-vous qu’il vous voit et vous entend
– parlez-lui calmement (si besoin, emmenez-le dans un espace calme)
Attention également au fait que par temps de pluie, le regroupement d’un grand nombre d’élèves sous un préau risque de provoquer une surcharge sensorielle. Ce temps informel est propice à la moquerie, l’intimidation, la maltraitance. Restons vigilants.

>> À lire aussi : « Infographie : l’autisme en quelques mots et chiffres »

 La cantine

L’alimentation est souvent un point sensible chez les personnes autistes : certaines textures/couleurs/odeurs sont adorées ou détestées, le mélange des aliments n’est pas toujours toléré, ainsi que les assaisonnements. Il faut prendre en compte les particularités de chacun, et lorsque c’est possible séparer les différents ingrédients dans l’assiette, laisser les sauces à part…

Instaurer une routine

Pour rendre agréable ce temps de repas, il suffit souvent d’instaurer une routine : permettre à l’élève de garder une place au calme (à identifier avec une étiquette/une image au besoin), autoriser le casque anti-bruit, afficher le déroulement du repas (je me lave les mains, je me mets en rang, je m’assieds à table, j’attends d’être servi, je mange, j’attends le signal pour sortir de table…) et faire visualiser le temps (Time Timer) pendant lequel les enfants doivent rester assis à table.

Utiliser des pictogrammes

Si le moment du repas est trop compliqué, on peut proposer une carte à points : un point scratché à chaque fois que l’enfant réalise une consigne (se laver les mains, attendre en rang, manger avec les couverts…). Et s’il obtient les 3 ou 5 ou 8 jetons de son objectif, il a droit à une activité plaisir après la cantine (lire un livre, dessiner, jouer au foot… en fonction de ses intérêts).

>> À lire aussi : « Troubles de l’oralité alimentaire : 10 conseils d’ergo »

À la garderie

La garderie est souvent un lieu où les enfants peuvent se déplacer d’un espace à l’autre en choisissant leurs activités. Or faire un choix peut s’avérer compliqué pour beaucoup. Afin de les aider, il est important déjà d’afficher un visuel des différents espaces et de leurs règles. Si le fonctionnement est ritualisé, les règles seront plus facilement intégrées. Quelques astuces permettent de faciliter ce temps périscolaire, comme proposer des activités en fonction des intérêts de l’enfant et lui permettre de jouer toujours au même jeu si ça le rassure. Il s’ouvrira peu à peu à la nouveauté, une fois que le fonctionnement sera intégré, les adultes identifiés et les différents espaces.

Laisser l’élève observer les autres

Lors d’une nouvelle activité, il ne faut pas hésiter à laisser l’enfant observer les autres, avant de faire avec lui, puis de le laisser faire seul. S’il préfère décompresser de sa journée en ne choisissant aucune activité, il peut se reposer dans un coin au calme, avec le casque anti-bruit si besoin et un objet rassurant (peluche, livre, balle…).

Partout !

En cas de comportement déviant, avant de punir, il est préférable de chercher la cause du comportement déviant. En effet, il s’agit en général d’une réponse à une surcharge sensorielle, un imprévu, un choc émotionnel ou de l’hyper-empathie. Le comportement est donc certes inadapté, mais c’est la seule réaction qu’a trouvée l’enfant pour indiquer qu’il n’est pas bien. Punir sa réaction, c’est lui envoyer le message « tu n’as pas le droit de te plaindre et je ne reconnais pas ta détresse ». De plus, la punition est une forme d’intérêt : l’enfant qui veut qu’on s’intéresse à lui peut reproduire des « bêtises » pour qu’on s’occupe de lui, pour faire rire les copains… et se sentir ainsi exister dans le groupe. Il est préférable d’ignorer le comportement déviant, et de plutôt féliciter et renforcer tous les comportements adaptés.

Comment adapter ?

Organisation de l’espace

Afin de limiter les stimuli visuels, on aménage la salle de classe en évitant les affichages pour privilégier un classeur d’aide/de ressources accessible pour les élèves. Il est intéressant de délimiter les espaces de travail avec du mobilier ou des paravents, afin de préserver la concentration de chacun. On peut également délimiter les espaces au sol avec du scotch de couleur : zone de regroupement au sol, espace de jeux libres, coin lecture… Afin d’organiser et de décomposer les différentes tâches à faire en autonomie, il suffit de déposer la consigne et le matériel dans un bac ou des casiers de rangement (à gauche de l’élève) et de prévoir un bac « travail terminé » (à sa droite).

>> À télécharger aussi : « 15 conseils pour créer son plan de classe flexible »

Organisation du temps

Il est nécessaire pour tous les élèves de visualiser le temps qui passe à l’aide de différents outils : Time Timer, sabliers, emploi du temps du jour voire de la demi-journée (avec des pictogrammes si l’élève est non lecteur), mais également l’emploi du temps à la semaine.

Régulation sensorielle

Vue : on peut proposer une lampe à magma ou des sabliers liquides pour stimuler ou réguler les besoins visuels. Les affichages doivent être restreints et utiles : règles à suivre, aides pour la lecture ou la numération…

Ouïe : Pour gérer une sensibilité auditive, on peut mettre des balles de tennis sous les chaises, proposer un casque antibruit… Il est aussi intéressant d’avoir un lieu pour écouter de la musique relaxante ou produire des sons.

Odorat : Certaines odeurs peuvent être rassurantes : un diffuseur de parfum ou quelques gouttes d’huiles essentielles sur un foulard peuvent permettre à l’enfant de se sentir mieux.

Toucher : Pour expulser les tensions, il est possible de proposer des objets dédiés tels que des fidgets, coussin de la colère, balles texturées, pâte à modeler, bijoux à mordiller

Système vestibulaire : Beaucoup d’enfants ont du mal à ressentir les limites de leur corps, leur permettre de bouger tout en travaillant est essentiel. Il est facile de tendre une chambre à air sous la table pour donner un mouvement de balancier aux pieds. Le sitting ball est aussi très apprécié, car il permet de bouger les fesses sans tomber de sa chaise !

>> À découvrir aussi : tous nos outils pour les enfants avec troubles du spectre de l’autisme  

Renforçateurs

Le renforcement positif est le fait de valider un comportement et d’augmenter sa fréquence d’apparition par l’obtention d’un stimulus qui sera motivant pour l’élève. Le renforçateur permet donc d’apprendre et de maintenir durablement un comportement. Il doit être donné tout de suite après la réussite du comportement attendu. Il faut plusieurs couplages entre la réponse et sa conséquence pour que l’enfant puisse l’intégrer, on récompense donc souvent, et en quantité suffisante pour qu’il y ait une incidence sur le comportement. Évidemment, le choix du renforçateur est primordial et doit être validé en fonction des préférences de l’élève.
Quand le comportement devient automatique, on espace et on diminue les renforçateurs jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus besoin.

À lire et exploiter avec les élèves

Charles au pays des neurotypiques, Marie-Morgane ALEXANDRE
Epsilon, un enfant extra-ordinaire / Epsilon, un écolier extra-ordinaire / D’une classe à l’autre, Lydie LAURENT
Mon petit frère de la Lune (livre + film), Frédéric PHILIBERT
La petite casserole d’Anatole, Isabelle CARRIER


Déborah Perrelle a 33 ans et les enfants l’appellent « maîtresse » depuis septembre 2013. Elle n’a jamais enseigné dans une classe, excepté pendant son année de stagiaire : le hasard l’a fait commencer dans une CLIS TED qui est devenue ULIS TSA, et le coup de foudre avec le fonctionnement en dispositif (ainsi qu’avec ses super collègues de ses débuts, Nathalie, AESH Accompagnant d’Enfant en Situation de Handicap et Maud, éducatrice) fut immédiat ! ! Elle a travaillé 4 ans dans l’Ain, à la frontière suisse, et elle est maintenant en poste en Guadeloupe, en ULIS TSA. C’est là qu’elle a obtenu le CAPPEI en 2019.


Elle est également basketteuse et entraîneur mini basket, et elle met un point d’honneur à ouvrir ses séances à tous les enfants, qu’ils soient neurotypiques, autistes, dyspraxiques… afin qu’ils puissent tous grandir et s’épanouir ensemble, et surtout devenir des adultes passionnés qui ont confiance en eux !

Elle tient une page Facebook et Instagram sous le pseudo de Maîtresse de la Lune, en référence à Mon petit frère de la Lune (Frédéric PHILIBERT).
Elle a créé deux visuels de présentation de l’autisme à l’école disponibles ici : https://prezi.com/view/ab6XG5DiL5q7lLMH4A2H/ et https://prezi.com/view/V974nZyvTle0GixPBtJY/
Les dessins de l’article proviennent du compte Instagram @asperger_illustrations.

 

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Alexandra est chargée des partenariats influenceurs et rédactrice d'articles sur le blog.

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